Istanbul
AA/Istanbul
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé samedi le « monde civilisé » de s’être rendu complice d’un « génocide sauvage » à Gaza en restant passif pendant deux ans, dénonçant particulièrement le silence des médias internationaux sur la mort de « plus de 270 journalistes » dans l’enclave palestinienne.
S’exprimant lors d’un événement à Istanbul, Erdogan a opposé la couverture massive des manifestations du Park Gezi en 2013, quand « les médias internationaux campaient à Istanbul », à l’indifférence face aux exactions israéliennes : « À Gaza, alors que plus de 270 journalistes étaient tués, ils n’ont même pas couvert la nouvelle de leurs propres confrères. »
Le chef de l’État turc a livré des chiffres accablants : 80 % des écoles de Gaza (668 bâtiments) détruites ou endommagées, 165 établissements totalement rasés, 13 500 étudiants, plus de 830 enseignants et 193 universitaires tués, 785 000 enfants privés d’éducation.
« Ce ne sont pas les conséquences collatérales de la guerre, c’est une politique délibérée d’extermination collective », a-t-il martelé, ajoutant que « fermer les yeux sur cela, c’est devenir complice du massacre collectif ».
« Nous n’avons jamais tu et nous ne nous tairons jamais », a lancé le président turc, rappelant qu’il avait dénoncé ces faits « dans toutes les tribunes », y compris la semaine dernière en Afrique du Sud.
Par ailleurs, le président Erdogan a assuré que plus on approche de l’objectif d’une Türkiye débarrassée du terrorisme, plus les sabotages, les opérations médiatiques et les manœuvres politiques se multiplient.
Il a réaffirmé la détermination de son gouvernement et de l’État à atteindre « un pays où la fraternité et la paix régneront sur chaque parcelle de notre sol ».
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