Détroit d'Ormuz : deux navires liés aux États-Unis et à Israël frappés par des missiles iraniens
- L'Iran avait fermé le détroit d'Ormuz aux navires des pays impliqués dans les frappes américano-israéliennes contre son territoire
Ankara
AA / Ankara / Ahmet Dursun
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir visé au missile deux navires liés aux États-Unis et à Israël alors qu'ils tentaient de traverser le détroit d'Ormuz.
Dans un communiqué publié par les Gardiens de la Révolution, il a été réaffirmé que le détroit d'Ormuz est « fermé au transit des États-Unis et de leurs alliés ».
Le communiqué précise que « le navire Express Rome, battant pavillon libérien et appartenant au régime sioniste, a été frappé ce matin par des missiles iraniens après avoir ignoré les avertissements de la Marine et persisté à tenter de traverser illégalement le détroit d'Ormuz. Le porte-conteneurs Mayuree Naree avait également été touché quelques heures auparavant par des combattants iraniens. »
Il a également été indiqué que le détroit d'Ormuz est sous contrôle iranien et que « les agresseurs américains et leurs alliés n'ont pas le droit d'y transiter ».
L'Iran avait fermé le détroit d'Ormuz aux navires des pays impliqués dans les frappes américano-israéliennes contre son territoire.
Après que les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran le 28 février, malgré les négociations en cours entre Téhéran et Washington, le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré tard le 2 mars que les navires ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d'Ormuz, avertissant que tout navire tentant de le traverser serait pris pour cible.
Cette déclaration, qui concerne un détroit par lequel transite environ un quart du commerce pétrolier mondial, a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.
Le ministère irakien du Pétrole a également annoncé lundi avoir décidé de suspendre la production pétrolière dans le champ de Rumaila à Bassora, à la suite de la décision iranienne de fermer le détroit d'Ormuz.
Par ailleurs, le président américain Donald Trump a déclaré avoir donné des instructions pour que des assurances contre les risques politiques et des garanties soient fournies à un coût raisonnable afin d'assurer la sécurité financière de l'ensemble du commerce maritime transitant par le Golfe, en particulier les expéditions d'énergie.
Il a ajouté que la Marine américaine pourrait commencer à escorter les pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz si nécessaire.
Les marchés se concentrent également sur les craintes que le conflit au Moyen-Orient puisse peser sur le commerce mondial et raviver les pressions inflationnistes.
Le détroit d'Ormuz, situé à l'entrée du Golfe Persique, relie les exportations de pétrole et de GNL du Moyen-Orient aux marchés mondiaux via la mer d'Arabie et l'océan Indien.
Les grands producteurs, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, l'Irak et le Qatar, dépendent largement de ce passage. Les marchés européens et les grandes économies asiatiques telles que la Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud en dépendent pour leurs importations énergétiques.
Les analystes avertissent que la hausse des prix de l'énergie pourrait alimenter l'inflation et compliquer davantage les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui est restée prudente face aux hausses de prix découlant des droits de douane.
* Traduit du turc par Mariem Njeh
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
