Des pays du Golfe et la Jordanie appellent l'Irak à mettre fin aux attaques des factions pro-iraniennes
- Les pays ont réitéré « la confirmation de leur droit plein et inhérent à la légitime défense face à ces attaques criminelles, conformément aux dispositions de l'article 51 de la Charte des Nations Unies »
Istanbul
AA / Istanbul / Saber Ghanem Ibrahim
Cinq pays du Golfe, aux côtés de la Jordanie, ont appelé l'Irak à prendre des mesures immédiates pour faire cesser les attaques des factions et groupes armés pro-iraniens contre les pays voisins.
Dans un communiqué conjoint publié mercredi par les six pays (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Émirats arabes unis, Bahreïn et Jordanie), les six pays ont renouvelé leur « condamnation dans les termes les plus fermes des attaques iraniennes flagrantes », estimant qu'elles représentent « une violation flagrante de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale, ainsi que du droit international, du droit international humanitaire et de la Charte des Nations Unies », qu'elles soient menées directement ou par l'intermédiaire de mandataires et de factions armées soutenus par Téhéran.
Le communiqué a souligné, de manière particulière, « les attaques menées par des factions armées pro-iraniennes depuis le territoire irakien, ciblant les pays de la région, leurs installations et leurs infrastructures ».
Les pays ont affirmé que ces attaques « constituent une violation évidente des conventions internationales et une violation explicite de la résolution 2817 (2026) du Conseil de sécurité, qui exige que l'Iran mette fin à toutes les formes d'agression ou de menace contre les pays voisins, y compris l'utilisation de mandataires ».
Les six pays ont salué leurs relations fraternelles avec l'Irak, appelant le gouvernement irakien à « prendre immédiatement les mesures nécessaires pour faire cesser les attaques des factions et milices depuis son territoire vers les pays voisins, afin de préserver les relations communes et d'éviter une escalade supplémentaire ».
Les pays ont réitéré « la confirmation de leur droit plein et inhérent à la légitime défense face à ces attaques criminelles, conformément aux dispositions de l'article 51 de la Charte des Nations Unies ».
Cet article, selon le communiqué conjoint, « garantit le droit de légitime défense, individuelle ou collective, des États en cas d'agression, et leur droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur stabilité ».
Les pays signataires du communiqué ont également condamné « les actes et activités déstabilisant la sécurité et la stabilité des pays de la région, planifiés par des cellules dormantes pro-iraniennes et des organisations terroristes liées au Hezbollah ».
Ils ont souligné le rôle de leurs services de sécurité dans « l'arrestation de ces cellules d'agents et organisations terroristes, et la révélation de leurs plans malveillants ».
Vendredi, le service de sécurité de l'État aux Émirats a annoncé dans un communiqué « le démantèlement d'un réseau terroriste financé et dirigé par le Hezbollah libanais et l'Iran, et l'arrestation de ses membres ».
Mi-mars, le Koweït a annoncé l'arrestation d'un groupe comprenant 14 citoyens et deux Libanais, qu'il a déclaré lié au « Hezbollah », ainsi que la découverte d'armes à feu, de munitions, de cartes, de stupéfiants et de sommes d'argent.
Par la suite, le « Hezbollah » a démenti dans un communiqué la véracité de ces accusations.
Avec le début de la guerre contre l'Iran, de nombreuses factions irakiennes ralliées sous la bannière de ce qui est connu comme la « Résistance islamique » sont entrées sur la ligne de front et ont ciblé des sites américains à l'intérieur du pays et dans la région avec des dizaines d'opérations, selon leurs déclarations antérieures.
Israël et les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre l'Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.
L'Iran a riposté en frappant des cibles en Israël ainsi que dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.
L’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de nombreux hauts responsables ont été tués lors des frappes américano-israéliennes.
* Traduit de l'arabe par Mariem Njeh
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