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De nouvelles images montrent un missile américain frappant une installation de l’IRGC près d’une école de filles en Iran

- Un groupe d’open source intelligence affirme que seuls les États‑Unis possèdent des missiles Tomahawk, alors que Donald Trump accuse l’Iran d’être responsable de la frappe

Muhammed Yasin Güngör  | 09.03.2026 - Mıse À Jour : 09.03.2026
De nouvelles images montrent un missile américain frappant une installation de l’IRGC près d’une école de filles en Iran

Istanbul

AA/Istanbul/Yasin Gungor

De nouvelles images vidéo montrent un missile Tomahawk américain frappant une installation des Gardiens de la révolution iranienne (IRGC) dans la ville de Minab, dans le sud de l’Iran, le 28 février, a rapporté dimanche le média d’investigation basé aux Pays-Bas, Bellingcat, alimentant les analyses pointant vers une responsabilité américaine dans une frappe ayant touché une école de filles.

Bellingcat a géolocalisé les images publiées par l’agence iranienne Mehr News, montrant l’impact du Tomahawk, et a précisé que de la fumée s’élevait déjà depuis l’école voisine, où plus de 170 personnes auraient été tuées.

Le groupe a souligné que les États-Unis sont la seule partie dans le conflit à posséder ce type de missile, Israël ne disposant pas de tels engins.

Le rapport contredit la déclaration faite samedi par le président américain Donald Trump, qui avait imputé la frappe à l’Iran. « C’est l’Iran qui l’a fait, » avait déclaré Trump aux journalistes, ajoutant : « Leurs munitions sont très imprécises. »

Une enquête américaine est en cours.

Les conclusions de Bellingcat confirment plusieurs analyses antérieures.

Le Wall Street Journal, citant un responsable américain, indique que les enquêteurs militaires estiment probable la responsabilité des forces américaines, bien qu’aucune conclusion finale n’ait été établie. Selon ce responsable, le bâtiment aurait été utilisé comme quartier général de l’IRGC.

Le New York Times, s’appuyant sur des images satellites et des vidéos géolocalisées, a constaté que l’école avait été touchée en même temps que des frappes de précision sur une base navale adjacente de l’IRGC, un ancien responsable de  l’Armée de l’air des États-Unis suggérant que la cause la plus probable était une erreur de ciblage.

BBC Verify a relevé plusieurs points d’impact et traces de brûlures autour de l’école et des installations de l’IRGC voisines, les analystes interprétant ces dégâts comme l’utilisation d’une munition pénétrante.

La reconstruction du Guardian situe l’école juste à côté d’un complexe de l’IRGC, séparée uniquement par un mur construit récemment.

Middle East Eye, citant des survivants et des premiers intervenants, évoque une possible frappe “frappe double ”, avec une deuxième explosion frappant la zone peu après la première, touchant des personnes ayant cherché refuge.

CBC News note que cette attaque coïncide avec la première vague de frappes américano-israéliennes dans le sud de l’Iran.

La frappe du 28 février sur l’école primaire Shajareh Tayyebeh a fait plus de 170 morts, dont de nombreux enfants, selon les autorités iraniennes.

L’UNESCO a qualifié ce massacre d’“atteinte grave” aux protections des établissements scolaires prévues par le droit humanitaire international et a appelé à une enquête complète. Aucun camp n’a officiellement revendiqué la frappe.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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