Détroit d'Ormuz: Emmanuel Macron appelle les pays du G7 à se coordonner pour faire face aux conséquences économiques
- Le président français a exhorté les membres du groupe, lors d’une réunion en visioconférence, à appeler les autres pays à « s’abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz » et à rétablir au plus vite la liberté de navigation
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi, les pays du G7 à se coordonner pour faire face aux conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient et rétablir au plus vite la liberté de navigation dans les voies maritimes stratégiques.
Lors d’une réunion en visioconférence des dirigeants du G7, le chef de l’État français a plaidé pour une réponse collective face aux perturbations du marché énergétique, alors que la guerre en cours contre l’Iran entre dans sa deuxième semaine.
Emmanuel Macron a notamment exhorté les membres du groupe à appeler les autres pays à « s’abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz », afin d’éviter une aggravation de la volatilité des marchés.
Le président français a également invité Donald Trump et les autres dirigeants du G7 à « se coordonner » afin de « rétablir clairement la liberté de navigation » « dès que possible », alors que le détroit d’Ormuz, dans le Golfe, est devenu de facto impraticable pour l’acheminement d’hydrocarbures.
« Nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons faire ensemble pour résoudre les conséquences globales et économiques de la situation au Moyen-Orient », a déclaré Emmanuel Macron, rappelant que l’opération militaire visant l’Iran pour mettre fin à son programme nucléaire et balistique a débuté il y a douze jours.
Le président français a indiqué que les discussions entre les dirigeants du G7 devaient s’articuler autour de trois priorités : l’évaluation de la situation sur le terrain, la restauration de la liberté de navigation dans les zones maritimes stratégiques et la coordination économique pour stabiliser les marchés énergétiques.
Dans ce contexte, les pays du G7 ont annoncé la libération coordonnée de 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, une quantité équivalente à environ vingt jours des volumes exportés via le détroit d’Ormuz.
Selon Emmanuel Macron, cette mesure vise à atténuer les effets immédiats de la perturbation des marchés. « Mais la chose la plus importante pour un retour à des flux stables de pétrole et de gaz reste la reprise du transit par le détroit d’Ormuz », a-t-il souligné.
Le chef de l’État français a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver la liberté de navigation dans d’autres zones sensibles, notamment en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb, tout en appelant à renforcer la coopération internationale pour éviter toute restriction aux exportations d’énergie susceptible de déstabiliser davantage les marchés mondiaux.
Pour rappel, L’escalade régionale s’est intensifiée depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre l’Iran le 28 février, qui a fait plus de 1.200 morts, dont le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, plus de 150 écolières et de hauts responsables militaires.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant des villes israéliennes et des sites abritant des installations militaires américaines dans la région, suscitant des craintes d’un conflit plus large au Moyen-Orient.
Outre ces représailles, dans un communiqué publié par les Gardiens de la Révolution, l'Iran a réaffirmé que le détroit d'Ormuz est « fermé au transit des États-Unis et de leurs alliés », paralysant le transit d'environ un quart du commerce pétrolier mondial. Cette fermeture a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.
En visite à Chypre du Sud, le président français Emmanuel Macron a souligné que la France adopte « une posture strictement défensive aux côtés de tous les pays attaqués par l’Iran dans sa riposte », afin de rouvrir le détroit d’Ormuz et escorter les navires « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit » au Moyen-Orient, permettant ainsi la circulation du pétrole et du gaz.
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