Détroit d’Ormuz : trois marins indonésiens portés disparus après le naufrage d’un remorqueur
- Une explosion suivie d’un incendie a précédé le naufrage d’un navire battant pavillon des Émirats arabes unis
Karaçi
AA / Istanbul
Au moins trois membres d’équipage indonésiens sont portés disparus après le naufrage vendredi d’un remorqueur battant pavillon des Émirats arabes unis dans le détroit d’Ormuz, selon le ministère indonésien des Affaires étrangères.
« Avant de couler, le Musaffah 2 a subi une explosion qui a provoqué un incendie », a indiqué le ministère dans un communiqué cité par l’agence de presse publique Antara.
Le navire transportait sept membres d’équipage originaires d’Indonésie, d’Inde et des Philippines. Quatre personnes ont survécu, tandis que trois Indonésiens restent portés disparus.
« Un survivant indonésien reçoit actuellement des soins pour brûlures dans un hôpital de la ville de Khasab, à Oman », a ajouté le ministère.
Par ailleurs, le gouvernement australien a indiqué avoir ordonné le départ des membres de famille des responsables australiens en poste aux Émirats arabes unis en raison de la détérioration de la situation sécuritaire régionale.
Au moins sept ressortissants de pays asiatiques ont été tués lors des récentes escalades au Moyen-Orient, dont deux Pakistanais, deux Bangladais, ainsi qu’un Indien, un Népalais et un Chinois.
Les évacuations de ressortissants étrangers depuis certaines zones du Moyen-Orient se poursuivent.
Ces développements interviennent alors que les tensions régionales restent élevées.
Le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a déclaré samedi que le pays était « en guerre », tout en affirmant qu’il en sortirait renforcé.
Les tensions régionales se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé, le 28 février, une attaque d’ampleur contre l’Iran, qui a fait plus de 1.200 morts, dont le guide suprême iranien Ali Khamenei, plus de 150 écolières et plusieurs hauts responsables militaires.
L’Iran a riposté par d’importantes salves visant des bases américaines, des installations diplomatiques et du personnel militaire dans la région, ainsi que plusieurs villes israéliennes. Les attaques se poursuivent et continuent de s’intensifier.
Le conflit suscite des inquiétudes quant à l’approvisionnement énergétique mondial, alors que le trafic maritime a fortement chuté dans le détroit d’Ormuz, une voie stratégique par laquelle transitent environ 20 millions de barils de pétrole par jour.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy
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