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Cuba : « Personne ne peut nous dicter quoi faire », répond Díaz-Canel à l’appel de Trump pour un « accord »

- Le président cubain Miguel Díaz-Canel a rejeté l’appel du président américain Donald Trump à conclure un accord avec Washington, affirmant que Cuba est un pays « libre, indépendant et souverain »

Elif Gültekin Karahacıoğlu  | 12.01.2026 - Mıse À Jour : 12.01.2026
Cuba : « Personne ne peut nous dicter quoi faire », répond Díaz-Canel à l’appel de Trump pour un « accord »

Ankara

AA / Ankara / Elif Gultekin Karahacioglu

Le président cubain Miguel Díaz-Canel a répondu à l’appel du président américain Donald Trump invitant La Havane à conclure un « accord » avec Washington, en déclarant que « personne ne peut nous dicter quoi faire ».

Dans un message publié sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis, Díaz-Canel a réagi aux propos de Trump exhortant les autorités cubaines à « conclure un accord avant qu’il ne soit trop tard ».

Soulignant que Cuba n’est pas un État « agressif », le président cubain a rappelé que le pays est exposé depuis 66 ans aux agressions des États-Unis.

« Cuba est un pays libre, indépendant et souverain. Personne ne peut nous dicter quoi faire », a-t-il déclaré.

Indiquant que le peuple cubain est prêt à défendre sa patrie jusqu’à la dernière goutte de son sang, Díaz-Canel a affirmé que personne ne pouvait « menacer » le pays.

Trump avait affirmé, dans un message publié le 11 janvier sur les réseaux sociaux, que Cuba vivait depuis des années grâce à « d’importantes quantités de pétrole et d’argent » en provenance du Venezuela.

Soutenant que Cuba fournissait en contrepartie des « services de sécurité » au Venezuela, mais que cela avait désormais cessé, Trump avait déclaré : « La plupart de ces Cubains ont été tués lors de l’attaque américaine de la semaine dernière. »

Trump avait ajouté : « Le Venezuela bénéficie désormais de la protection des États-Unis, qui disposent de loin de l’armée la plus puissante au monde. Nous les protégerons. Il n’y aura désormais plus de pétrole ni d’argent envoyés à Cuba. Je leur recommande vivement de conclure un accord avant qu’il ne soit trop tard. »

Pour rappel, des explosions et des avions avaient été entendus dans la capitale vénézuélienne Caracas, le 3 janvier vers 02h00 heure locale.

À la suite de ces explosions, les autorités vénézuéliennes avaient accusé les États-Unis d’avoir mené des attaques contre des installations civiles et militaires dans plusieurs régions du pays.

Le président américain Trump avait annoncé qu’une attaque de grande ampleur avait été menée contre le président vénézuélien Nicolas Maduro et que ce dernier, ainsi que son épouse, avaient été emmenés hors du pays.

La ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, avait également annoncé le dépôt de plaintes aux États-Unis contre Maduro et son épouse Cilia Flores, évoquant des accusations de « narco-terrorisme, trafic de cocaïne et possession de mitrailleuses et d’engins destructeurs contre les États-Unis ».

Le Venezuela avait appelé la communauté internationale à condamner les États-Unis. Si certains pays ont critiqué l’attaque, d’autres ont exprimé leur soutien à Washington.

- Rodriguez a prêté serment au Parlement

À la suite de la détention de Maduro lors des frappes aériennes américaines contre le Venezuela, sa vice-présidente Delcy Rodriguez a prêté serment au Parlement et a officiellement assumé les fonctions de présidente par intérim le 5 janvier.

Dans son discours, Rodriguez a déclaré : « Je suis ici avec la tristesse provoquée par l’enlèvement de notre président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, retenus en otage aux États-Unis. »

* Traduit du turc par Seyma Erkul Dayanc

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