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Crash évité de justesse à l’aéroport de Nice : « On a frôlé la mort », témoigne un passager

- L’incident, qualifié de « grave » par les autorités, s’est produit dimanche soir aux alentours de 23h30 (heure locale) sur l’une des pistes d’atterrissage

Feiza Ben Mohamed  | 24.09.2025 - Mıse À Jour : 24.09.2025
Crash évité de justesse à l’aéroport de Nice : « On a frôlé la mort », témoigne un passager

Provence-Alpes-Cote d Azur

AA/Nice/Feïza Ben Mohamed

L’aéroport de Nice a failli être le théâtre de l’une des catastrophes aériennes les plus graves du pays.

Alors qu’un avion de la compagnie EasyJet, en partance pour Nantes, s’apprêtait à décoller, un autre appareil, en provenance de Tunis, a frôlé la collision en tentant d’atterrir.

Si les premières hypothèses évoquaient des conditions météorologiques difficiles — fortes pluies et épais brouillard —, la piste d’une erreur humaine se dessine désormais.

Le parquet de Nice a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », tandis que le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a déclenché une enquête visant à déterminer les causes de ce qu’il qualifie « d’incident grave ».

« Un important incident s’est produit à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, où une collision impliquant deux appareils des compagnies Nouvelair et EasyJet a été évitée de justesse », avait confirmé dès lundi le ministre démissionnaire des Transports, Philippe Tabarot, ajoutant avoir « immédiatement demandé à ce qu’une enquête soit ouverte par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) pour faire toute la lumière sur les circonstances précises de cet évènement ».

Alors que les investigations débutent, le traumatisme reste vif chez certains passagers. « On a frôlé la mort », raconte Tarek, installé côté hublot à bord de l’A320 reliant Tunis à Nice.

Ce chef d’entreprise niçois explique qu’au moment de l’atterrissage, « une détonation » a été entendue et ressentie avant que l’appareil ne reprenne brutalement de l’altitude.

Et de poursuivre : « Comme il pleuvait beaucoup, on a pensé que c’était lié aux conditions climatiques parce que personne ne nous donnait aucune information. Quand on a entendu un bruit sourd, on est tous restés figés, on s’est regardés avec du stress mais l’avion a fini par atterrir ».

Il assure que l’équipage ne leur a « donné aucune explication sur l’incident » et que « c’est après être sortis de l’avion » qu’ils ont compris qu’ils « avaient échappé à la catastrophe ».

Depuis son retour, Tarek affirme souffrir de troubles du sommeil et de crises d’angoisse, au point d’avoir consulté un professionnel de santé. Habitué à prendre régulièrement l’avion pour ses déplacements professionnels, il ne sait pas s’il parviendra « à remonter dans un avion sereinement ».

De son côté, la compagnie Nouvelair a reconnu un « incident survenu dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles, marquées par de très fortes pluies et une visibilité extrêmement réduite ».

Dans un communiqué publié lundi soir, elle précise qu’elle « coopère pleinement avec les autorités dans le cadre de l’enquête qui est en cours, et apportera tout le soutien nécessaire pour en assurer le bon déroulement ».

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