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Corée du Sud : l’opposition exige l’accord du parlement pour envoyer des navires dans le détroit d’Ormuz

- Cela intervient alors que le président américain Donald Trump a appelé plusieurs pays à envoyer des navires pour maintenir le détroit « ouvert et sûr »

Amir Latif Arain  | 16.03.2026 - Mıse À Jour : 16.03.2026
Corée du Sud : l’opposition exige l’accord du parlement pour envoyer des navires dans le détroit d’Ormuz

Karaçi

AA / Istanbul

Le principal parti d’opposition sud-coréen, le Parti du Pouvoir Populaire (PPP), a déclaré lundi que toute décision d’envoyer des navires de guerre pour soutenir les forces navales américaines afin de maintenir le détroit d’Ormuz ouvert nécessiterait l’approbation du parlement, ont rapporté les médias locaux.

« La question de déployer notre armée dans une région présentant une forte probabilité d’engagement dans un combat serait une décision grave », a déclaré Song Eon-seog, chef de groupe du PPP, lors de la réunion du conseil suprême du parti.

« C’est une question qui requiert l’approbation de l’Assemblée nationale conformément à la Constitution et aux lois en vigueur », a cité Yonhap News, basée à Séoul.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump a appelé samedi plusieurs pays – dont la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni – touchés par la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, à envoyer des navires pour maintenir le détroit « ouvert et sûr », alors que le prix du pétrole augmente en raison de la guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran et des attaques de représailles de Téhéran dans la région.

L’éventuel déploiement de l’unité navale Cheonghae, actuellement dans le golfe d’Aden pour des missions anti-piraterie, vers le détroit d’Ormuz nécessiterait l’approbation du parlement et modifierait l’objectif initial de sa mission, a précisé Song.

Le bureau présidentiel sud-coréen a indiqué dimanche que Séoul examinerait « avec prudence » la réponse à la demande de Donald Trump.

Depuis le 1er mars, l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz, après les attaques conjointes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février, qui ont fait jusqu’à présent environ 1 300 morts, dont le guide suprême Ali Khamenei.

Les hostilités se sont intensifiées depuis.

Téhéran a répliqué par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, causant des victimes et des dommages aux infrastructures civiles.

Avant le début des hostilités, environ 20 millions de barils de pétrole traversaient quotidiennement le détroit.

Sa perturbation a contribué à la hausse des prix du pétrole.

* Traduit de l’anglais par Seyma Erkul Dayanc

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