Corée du Sud : l’ex-président Yoon attendu devant la justice concernant la loi martiale
- Il s’agira du premier verdict parmi les huit affaires auxquelles Yoon est actuellement confronté, dont des accusations d’insurrection liées à la proclamation de la loi martiale du 3 décembre 2024
Istanbul
AA / Istanbul / Berk Kutay Gokmen
L’ancien président sud-coréen destitué Yoon Suk Yeol doit recevoir vendredi sa première décision de justice dans une affaire liée à sa déclaration de la loi martiale en décembre 2024, ont indiqué des responsables jeudi.
Le tribunal du district central de Séoul rendra son jugement à 14h00 heure locale (05h00 GMT) sur des chefs d’accusation incluant notamment « l’entrave spéciale à l’exercice de fonctions publiques », en lien avec la tentative avortée d’imposer la loi martiale.
Il s’agira du premier verdict parmi les huit procédures distinctes visant Yoon, selon l’agence Yonhap.
L’audience de vendredi porte sur des accusations selon lesquelles Yoon aurait empêché des enquêteurs de l’arrêter en janvier dernier, porté atteinte aux droits de neuf membres du cabinet exclus d’une réunion consacrée à l’examen du plan de loi martiale, et préparé puis détruit une version révisée de la proclamation après la levée de l’ordre.
Le mois dernier, une équipe dirigée par la procureure spéciale Cho Eun-suk a requis une peine de dix ans de prison, estimant que Yoon avait « privatisé » une agence de l’État afin de dissimuler et de justifier ses actes.
Dans sa plaidoirie finale, Yoon a défendu le recours au service de sécurité présidentielle pour bloquer les enquêteurs, affirmant que les mesures de protection du président « ne peuvent être excessives, quelle que soit leur ampleur ».
Cette affaire sera la première à être jugée parmi les procès visant l’ancien chef de l’État. Elle intervient avant une autre décision attendue le 19 février, dans un dossier distinct portant sur des accusations d’insurrection, examiné par une autre formation du tribunal central de Séoul.
Mardi, l’équipe du procureur spécial a réclamé la peine de mort, accusant Yoon d’avoir dirigé une insurrection à travers sa déclaration de la loi martiale.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
