Conseil de sécurité de l’ONU: l'Allemagne appelle à des « réformes en profondeur »
— « Le Conseil de sécurité doit refléter le monde du XXIe siècle et non celui de l’immédiat après-guerre de 1945 », déclare le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul
Berlin
AA / Berlin / Oliver Towfigh Nia
L’Allemagne a appelé vendredi à des « réformes en profondeur » du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de mieux refléter les réalités politiques mondiales du XXIe siècle.
« Le Conseil de sécurité doit refléter le monde du XXIe siècle, et non celui de l’immédiat après-guerre de 1945. C’est pourquoi nous œuvrerons avec détermination afin que le Sud global, en particulier, y obtienne un rôle nettement renforcé », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul à l’agence de presse allemande DPA.
Dans cette perspective, il a souligné que le gouvernement allemand estime que l’organe onusien a besoin de réformes approfondies.
Toutefois, Wadephul a rappelé que l’Allemagne demeure, par principe, attachée au système des Nations unies et « ne s’en retirera pas, comme d’autres l’ont fait », faisant clairement allusion aux retraits et aux prises de distance des États-Unis vis-à-vis de certaines agences onusiennes.
En novembre dernier, en marge d’un sommet UE-Afrique en Angola, le chancelier Friedrich Merz avait déjà soutenu les appels en faveur de deux sièges africains permanents au sein du Conseil de sécurité.
Il avait alors rappelé que l’Europe et l’Afrique représentent ensemble plus de 40 % des voix à l’ONU, ajoutant : « Ensemble, nous pesons lourd. Mais, pour rendre cette réforme possible, l’Afrique doit également être mieux représentée sur la scène internationale, à la hauteur du poids de ce continent. »
Par ailleurs, l’Allemagne est candidate à l’un des sièges non permanents du Conseil de sécurité lors du vote prévu en juin 2026, pour la période 2027-2028.
En effet, le Conseil se compose de 15 des 193 États membres de l’ONU. Cinq puissances nucléaires, victorieuses de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France, y siègent de manière permanente et disposent d’un droit de veto.
Les autres 188 États membres se partagent, quant à eux, les dix sièges restants, attribués par rotation tous les deux ans.
Enfin, le président turc Recep Tayyip Erdogan défend depuis plusieurs années des propositions de réforme similaires concernant le fonctionnement du Conseil de sécurité.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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