Conflit au Moyen-Orient : le Premier ministre pakistanais informe le prince saoudien de ses démarches diplomatiques
- Shehbaz Sharif souligne l’urgence de la désescalade et de la fin des hostilités au Moyen-Orient
Islamabad
AA/Islamabad/ Islamuddin Sajid
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a eu mercredi un entretien téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS), au cours duquel il l’a informé des efforts diplomatiques du Pakistan face à l’escalade du conflit au Moyen-Orient.
« Appréciant la retenue du Royaume, j’ai souligné l’urgence de désescalader la situation, de mettre fin aux hostilités et de maintenir l’unité au sein de la Oumma », a déclaré Sharif sur le réseau social américain X après l’appel.
Il a précisé avoir également informé le prince héritier des démarches diplomatiques en cours du Pakistan visant à promouvoir la paix et la stabilité régionales, notant que les deux parties ont convenu de maintenir une coordination étroite.
Sharif a fermement condamné les récentes attaques contre l’Arabie saoudite et réitéré le « soutien sans équivoque » et la solidarité du Pakistan envers le Royaume, qu’il décrit comme traversant une période difficile.
Cet appel intervient après que Sharif a déclaré mardi la disponibilité du Pakistan pour accueillir des pourparlers « concluants » entre les États-Unis et l’Iran.
Lundi, il s’était également entretenu avec le président iranien Masoud Pezeshkian, exprimant sa solidarité avec le peuple iranien et appelant à un effort « collectif » pour réduire les tensions au Moyen-Orient.
Le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir, est devenu un interlocuteur clé entre Washington et Téhéran, Islamabad se disant prêt à accueillir des pourparlers si les deux parties sont d’accord.
Selon un rapport du New York Times, un plan de paix américain en 15 points, transmis via le Pakistan, propose des mesures concernant les programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi que la sécurité maritime dans le détroit d’Hormuz.
Les hostilités dans la région se sont intensifiées depuis l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a fait plus de 1 340 morts depuis le 28 février.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe hébergeant ce qu’il qualifie de « forces militaires américaines ».
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
