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Chili: Les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent

Débutées le 6 octobre et intensifiées le 18 du même mois, elles ont déjà fait 23 morts et 1218 blessés ainsi que 9203 personnes arrêtées

Mourad Belhaj   | 09.11.2019
Chili: Les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent

Buenos Aires

AA / Buenos Aires

Les manifestations anti-gouvernementales se sont poursuivies vendredi au Chili. Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de différentes régions du pays, notamment dans la capitale, Santiago.

Les manifestations, qui ont débuté le 6 octobre, après la hausse des tarifs des transports publics dans la capitale, Santiago, ont dégénéré en violences le 18 mars, donnant lieu à des pillages.

Selon le correspondant d'Anadolu, des manifestants ont défilé vendredi dans les rues du pays, pour protester contre le gouvernement du président Sebastian Pinera. Dans la capitale Santiago, des milliers de manifestants se sont rassemblés sur la place "Italie" pour appeler à la chute du gouvernement.

Malgré des appels à des manifestations pacifiques dans la capitale, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre. Les manifestants ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les forces de sécurité.

La presse locale a rapporté qu'un certain nombre d'hommes masqués ont perpétré des actes de violence lors des manifestations dans la capitale, alors que d’autres ont pillé l’église de "La Asunción".

Le siège de l'Université de "Pedro de Valdivia" près de la place "Italie", un bâtiment historique construit en 1915, a été incendié. L'université a déclaré dans un communiqué publié après que l’incendie ait été maitrisé, que l'acte était délibéré.

Dans le même contexte, plusieurs manifestants ont délibérément brisé les verres du siège de l'ambassade d'Argentine à Santiago, la capitale, près du siège de l'université, sans faire de blessés.

23 personnes ont été tuées, 1218 autres blessées et 9203 personnes arrêtées, depuis le début de ces manifestations.

Les manifestations continuent malgré le discours du président, Sebastian Pinera, où il a présenté ses excuses à la population et proposé un nouveau train de mesures économiques et sociales après cinq jours de manifestations violentes.

"Je reconnais ce manque de vision et je présente mes excuses aux citoyens", a déclaré Pinera dans un discours à la nation prononcé devant le palais présidentiel de la capitale.

Le président s'est engagé à augmenter la pension de base d'environ 20%, à geler les taxes sur l'électricité et à proposer une loi qui mettrait les soins médicaux onéreux à la charge du gouvernement.

Les manifestants se sont néanmoins montrés plus exigeants, affirmant qu'ils protestaient non seulement contre la suppression des augmentations sur les prix des ticket de métro, mais aussi contre le coût élevé de la vie, la répartition inégale des revenus et le non-respect par les gouvernements successifs de leurs obligations envers la population.

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