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Canada / Iran / Avion abattu : priorité aux familles des victimes

François-Philippe Champagne a souligné que l’enquête (sur l’avion abattu en Iran) et le rapatriement des dépouilles (57 canadiens morts) doivent se dérouler « en vertu du droit international ».

1 23   | 15.01.2020
Canada / Iran / Avion abattu : priorité aux familles des victimes

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AA / Montréal / Hatem Kattou

« Ce qu’on attend du gouvernement iranien est qu’il respecte la volonté des familles » des victimes de la catastrophe aérienne, a souligné, mardi soir, François-Philippe Champagne, ministre canadien des Affaires étrangères.

Dans une interview accordée à Radio-Canada (média public), Champagne a tenu à préciser que l’enquête sur l’avion ukrainien abattu par l’armée iranienne, doit se dérouler « en vertu du droit international », de même que les procédures de rapatriement des dépouilles des victimes canadiennes.

Sur les 176 personnes qui ont péri dans la catastrophe aérienne, mercredi dernier, 57 sont des ressortissants canadiens.

Le ministre, qui s’apprêtait à s’envoler pour Londres en vue de participer, jeudi, à la réunion du groupe de coordination des pays dont des ressortissants sont morts dans l’accident d’avion de l’Ukraine International Airlines, a ajouté que sa priorité demeure les familles des victimes et le rapatriement des dépouilles.

Les autres pays membres dudit groupe sont l’Ukraine, l’Afghanistan, la Suède et le Royaume-Uni.

Sur un autre plan, François-Philippe Champagne a dû concéder que le fait de ne pas avoir d’ambassade canadienne à Téhéran « complique les choses ».

Les relations diplomatiques entre le Canada et l’Iran sont rompues depuis le mois de septembre 2012.

Concernant l’Iran, le ministre a relevé que « le monde est en train de juger l’Iran présentement sur les actions qu’il va poser pour s’assurer que l’enquête soit transparente, pour s’assurer que ceux qui ont commis les crimes soient punis et pour s’assurer aussi que cette enquête soit selon les standards internationaux ».

Il a, par ailleurs, indiqué que le gouvernement fédéral a œuvré à disposer d’une équipe d’intervention rapide sur place, à Téhéran, ce qui est une « bonne chose », moins d’une semaine après le crash, souhaitant que les enquêteurs canadiens jouent un « rôle actif » dans l’enquête diligentée.

Cette équipe est appuyée, a-t-il dit, par « d’autres ressources depuis Ankara », capitale de la Turquie, pays limitrophe de l’Iran.

L’avion ukrainien a été abattu, mercredi dernier, par l’armée iranienne, quelques heures après le lancement par Téhéran de missiles balistiques contre des bases américaines en Irak, en signe de riposte à l’assassinat, sur ordre du président américain, Donald Trump, de Qassem Soleimani, haut dirigeant militaire iranien, vendredi 3 janvier, près de l’aéroport de Bagdad.

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