Mona Saanouni
01 Septembre 2019•Mise à jour: 02 Septembre 2019
AA/Beyrouth
Un calme précaire règne sur les zones frontalières dans le sud du Liban, dimanche soir, après un échange de tirs entre le Hezbollah libanais et l'armée israélienne, a rapporté le correspondant d'Anadolu.
Le Hezbollah a annoncé, plus tôt dans la journée de dimanche, que ses combattants avaient détruit un véhicule militaire israélien sur la route de la caserne d'Avivim, près de la frontière nord d'Israël, faisant des morts et des blessés.
Cependant, le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré aux médias arabes, que "l’opération menée par le Hezbollah à la frontière libanaise n’a pas fait de victimes, en tirant deux ou trois roquettes".
Il a ajouté que "les forces israéliennes ont réagi en ciblant la cellule qui a tiré des roquettes antichars, en plus de tirer environ 100 obus sur les sources de tirs dans le sud du Liban".
L'armée libanaise a déclaré, dans un communiqué, que "les forces de l'occupation israélienne ont visé les villes frontalières de Maroun al-Ras, Aitaroun et Yaroun avec e 40 roquettes de type incendiaire ou des munitions à fragmentation provoquant des incendies".
La dernière confrontation militaire entre le Hezbollah et Israël remonte à l’été 2006 et a duré plus d’un mois.
L’opération de "Hezbollah" de dimanche, intervient à la suite de la chute d’un autre drone de reconnaissance et de l’explosion d'un autre dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti, dimanche dernier à l'aube.
Trois explosions ont visé le quartier général militaire du commandement général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) dans la plaine de la Bekaa, dans l'est du Liban.
Israël n'a pas nié ni confirmé la responsabilité de ce que le Liban a été témoin, mais le président libanais Michel Aoun a qualifié cet incident de "déclaration de guerre" par Israël.