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Briefing quotidien de l'actualité tunisienne

- L’Agence Anadolu vous présente un briefing des derniers développements en Tunisie du 16 au 17 septembre 2021

Malek Jomni   | 17.09.2021
Briefing quotidien de l'actualité tunisienne

Tunisia

AA / Tunis

- Covid-19: Une journée nationale de vaccination au profit du cadre éducatif des secteurs public et privé

Le ministère de la Santé organise, samedi, une journée nationale de vaccination contre le coronavirus au profit du cadre éducatif des deux secteurs public et privé, selon un communiqué rendu public sur la page officielle Facebook du ministère et consulté par l'Agence Anadolu.

La campagne se déroulera de 13h à 17h et concernera les cadres éducatifs et les membres du personnel qui n'ont pas reçu la première dose du vaccin anti-Covid.

Les personnes âgées entre 18 et 39 ans recevront le vaccin Sinovac et celles âgées de plus de 40 ans le vaccin AstraZeneca, lit-on de même source.

- Le chargé de la gestion du ministère de la Santé reçoit le représentant de l'OMS

Le chargé de gérer le ministère de la Santé, Ali Mrabet, a reçu jeudi, le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Tunisie, Yves Soteran, selon un communiqué rendu public sur la page officielle Facebook du ministère et consulté par l'Agence Anadolu.

Au cours de la réunion, les deux responsables on fait le point sur les différents aspects de coopération entre le système national de santé et l'OMS, notamment en matière de lutte contre la pandémie de la Covid-19, selon le communiqué.

Mrabet a salué, à cette occasion, le soutien de l'organisation aux efforts du ministère de la Santé. Le représentant de l'OMS a pour sa part, exprimé la détermination de l'organe onusien à continuer d'accompagner la Tunisie dans la mise en œuvre de sa stratégie sanitaire, lit-on de même source.

- Ennahdha : Il n'y a pas de solution à la crise du pays sans un "dialogue national élargi"

Le mouvement tunisien Ennahdha a affirmé, jeudi, que la solution à la crise que traverse le pays doit passer par un dialogue national, appelant à la levée de la "situation d'exception", selon un communiqué du mouvement (53 députés au parlement sur 217), signé par son président, Rached Ghannouchi, à l'issue d'une réunion de son bureau exécutif.

Le président Kaïs Saïed a décidé, le 25 juillet dernier, de geler les activités du Parlement, de lever l'immunité des députés et de limoger le Premier ministre, Hichem Mechichi.

"Aucune solution n'est envisageable pour sortir de cette crise complexe sans un dialogue national élargi", peut-on lire dans le communiqué du mouvement, qui a appelé à assurer l'atmosphère idoine "pour accomplir des réformes majeures, dégager l'horizon politique et rendre le pouvoir au peuple".

Ennahdha a souligné, "la nécessité d'accélérer la levée de l’état d'exception (...) et de mettre fin au gel du Parlement, ainsi que de nommer la personne chargée de former un gouvernement légitime capable de faire face aux conditions économiques et sociales difficiles."

Concernant l'allusion à la suspension de la constitution, le mouvement a déclaré : "La constitution de 2014 est constitutive d'un contrat social. Elle a bénéficié d'un large consensus et de la faveur populaire, et a ainsi été le fruit du dialogue national qui a permis de conférer à la Tunisie un statut de premier plan."

Et de souligner que "la constitution a prévu des mécanismes permettant son amendement, en vertu d'un consensus entre tous les partis politiques et les représentants de la société civile."

Dans de récentes déclarations télévisées, Walid Hajjam, conseiller du président tunisien, a déclaré que "le système politique mis en place par la constitution de 2014 n'est plus viable."

Concernant la frontière tuniso-libyenne, fermée depuis le 8 juillet, le mouvement a réaffirmé "la profondeur des relations fraternelles, historiques et stratégiques entre les peuples tunisien et libyen."

Ennahdha s'est dit opposé à toute "perturbation des relations bilatérales de quelque côté que ce soit", appelant à "accélérer l'ouverture des frontières entre les deux pays à la libre circulation des personnes et des biens."

- La Tunisie annonce la réouverture des postes frontaliers avec la Libye pour le vendredi

La présidence tunisienne a annoncé, ce jeudi, la réouverture des postes frontaliers avec la Libye, vendredi, à sept heures du matin, selon un communiqué publié par la présidence de la République à l'issue d'une rencontre entre le chef de l'Etat Kaïs Saïed et Othman Jerandi, ministre des Affaires étrangères, de l'Immigration et des Tunisiens de l'étranger, Reda Gharslawi, en charge de la direction du ministère de l'Intérieur, et Ali Merabet, en charge de la direction du ministère de la Santé.

Le communiqué a rapporté les propos de Kaïs Saïed qui a souligné "la nécessité d'un engagement total dans le respect du protocole sanitaire convenu".

Et de souligner que "ce protocole est soumis à révision au regard de l'évolution de la situation sanitaire dans les deux pays, et toute violation de ses exigences peut entraîner un réexamen de la décision de réouverture des postes frontaliers".

Le communiqué a précisé que “pour consacrer les relations de fraternité et de synergie entre les deux pays, Saïed a autorisé une coordination avec les autorités libyennes pour concentrer les équipes de personnel de santé pour la vaccination contre le coronavirus aux postes frontières, et pour organiser des journées intensives de vaccination aux sièges des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes en Libye.

Othman Jerandi a indiqué dans la journée du mercredi qu’"un accord a été conclu avec les autorités libyennes portant sur les détails du protocole sanitaire, avant le retour du transit des personnes et des marchandises et la réouverture des points de passage terrestres et des aéroports entre les deux pays".

Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibeh a discuté, jeudi dernier, avec le président Saïed, lors de sa visite en Tunisie, de la question de la réouverture des postes frontaliers entre les deux pays.

- Droits humains: alerte contre la situation actuelle des droits et libertés

L'Association tunisienne de défense des droits individuels a alerté, ce jeudi, contre la "dangerosité" de la situation actuelle dans le pays, en termes de "droits et libertés et de fonctionnement des rouages de l'Etat", selon des déclarations faites par Wahid Ferchichi, Président de l'Association (Indépendante) lors d'une conférence de presse organisée dans la capitale, Tunis, pour présenter le premier rapport sur le suivi de la situation des droits civils et politiques du 25 juillet au 25 août, durant la situation exceptionnelle.

Ferchichi a déclaré : “la situation actuelle est très dangereuse, non seulement en termes de droits et libertés, mais aussi pour le fonctionnement des rouages de l'État“. Et d’ajouter : “un mois après l'annonce et la mise à exécution des mesures de la situation exceptionnelle, il est devenu clair que les dangers auxquels sont confrontés la démocratie et l'État de droit, sont effrayants“.

La majorité des partis, dont Ennahdha, ont rejeté les mesures exceptionnelles de Kaïs Saïed, et certains les ont considérées comme un "putsch la Constitution", tandis que d'autres les ont soutenus, les considérant comme une "rectification du processus révolutionnaire", face aux crises politiques et économiques et les répercussions de la pandémie de coronavirus.

Ferchichi a également affirmé qu’"il n'est plus possible, ni acceptable de continuer les limogeages, les perquisitions, la saisie de dossiers d'organismes publics, les interdictions de voyager, les assignations à résidence, les arrestations et les poursuites judiciaires et militaires sans aucune transparence".

Et d’affirmer : "en déclarant la suspension de toutes les compétences du Parlement et en levant l'immunité de tous ses députés, c'était le premier coup porté à la démocratie représentative".

Ferchichi a souligné que "lorsque le Parlement est suspendu, les ordres et les décisions émanent de la présidence de la République uniquement, sans savoir comment elles ont été prises, ce qui est incompatible avec les règles les plus élémentaires de la démocratie".

Et de poursuivre : "malgré tous les défauts et les inconvénients du Parlement, il n’en reste pas moins un espace de discussion, de débat et de contestations politiques".

Pour le président de l'Association tunisienne pour la défense des libertés individuelles, “assumer la tête du ministère public par le président tunisien Kaïs Saïed est une violation flagrante du principe de l'indépendance de la magistrature et des principes de séparation et d'équilibre des pouvoirs, et du principe du contrôle mutuel de chacun d’entre eux sur les autres“.

Ferchichi a ajouté que “depuis le 25 juillet dernier, nous ne savons plus quels sont les textes juridiques applicables. La Constitution est présente et absente selon les caprices et les intérêts du président. Il l’applique quand il le veut et l'attaque quand ça lui convient.

Il a souligné que "l'adoption de l'article 80 pour prolonger indéfiniment les mesures d'exception torpillerait tout espoir d’un retour rapide au fonctionnement normal des rouages de l'Etat et à la légitimité constitutionnelle ou légale".

Ferchichi a appelé à "fixer un délai pour mettre fin à cette situation, dans l'espoir de revenir rapidement au fonctionnement normal des rouages de l'Etat".

- 9 nouveaux décès et 1 142 contaminations au coronavirus

Le ministère de la Santé a fait état de 1 142 nouvelles contaminations au coronavirus à la date du 14 septembre jusqu’à minuit sur un total de 9547 tests effectués, soit un taux de positivité de 11,96%.

C'est ce qui ressort du bilan épidémiologique publié, jeudi par le ministère de la Santé et relayé par l'Agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel), où 9 décès supplémentaires ont été recensés à la même date.

Le bilan total de décès dus à la Covid-19 s'alourdit ainsi à 24 383 morts sur un total de 697 421 cas confirmés d’infection en Tunisie depuis le début de la pandémie en mars 2020.

Par ailleurs, 668 072 guérisons après le rétablissement de 534 personnes ont été enregistrées, selon la même source.

En ce qui concerne les malades hospitalisés, 30 nouvelles admissions ont été enregistrées dans les établissements de santé publics et privés, ce qui a porté le bilan, à 2 152 malades testées positifs dont 400 sont placées dans les services de réanimation et de soins intensifs et 98 autres sous respirateurs artificiels.

- Le Mouvement 25 juillet appelle à boycotter une manifestation anti-Kaïs Saïed

Le Mouvement 25 juillet a appelé à ne pas participer à une manifestation prévue ce samedi, pour dénoncer le coup d’État instauré depuis le 25 juillet 2021 et la prolongation de l’état d’exception.

"Nous avons suivi de près les derniers développements dans le pays, notamment les déclarations des partis et les appels à manifester sur fond de rumeurs ou de fuites officieuses et dans l’attente de l’annonce de la feuille de route, nous exprimons d'abord notre soutien au Président de la République, Kaïs Saïed et à toutes les mesures qui ont été annoncées à ce propos", a indiqué le communiqué.

Ledit Mouvement a également appelé "tous les Tunisiens libres à ne pas se laisser entraîner dans les campagnes de dénigrement contre la Présidence de la République et à ne pas sortir manifester le samedi, 18 septembre".

Par ailleurs, le Mouvement a ajouté qu’il suit de près l’avancement de la Tunisie vers la mise en place d’une vraie démocratie et l'élimination de toutes les formes de corruption et de trahison.

"Nous devons agir en tant que peuple conscient qui aime sa patrie. Un amour qui ne doit pas être dans la parole mais plutôt manifesté par des actes", a conclu le communiqué.

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