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Briefing quotidien de l'actualité tunisienne

- L'Agence Anadolu fait le point sur l'actualité tunisienne de ces dernières heures

Wejden Jlassi   | 26.09.2021
Briefing quotidien de l'actualité tunisienne

Tunisia

AA/Tunis

-Tunisie : Démission de 113 membres du mouvement Ennahdha (AA)

Invoquant les "mauvais choix politiques de sa direction", 113 membres du parti tunisien Ennahdha ont annoncé leur démission du mouvement, samedi.

Les 113 membres, parmi eux d'anciens dirigeants, ministres et députés du mouvement, ont évoqué “les mauvais choix politiques de la direction du mouvement ayant conduit à son isolement et à son échec tout en appelant à s'engager activement dans un quelconque front commun pour résister au danger autoritaire imminent, représenté par les décisions du 22 septembre du Président Kaïs Saïed".

Parmi les démissions, figurent celles de l'ancien ministre de la Santé Abdellatif Mekki, de l'ancien ministre de l'Agriculture, Mohamed Ben Salem, du haut cadre du parti Samir Dilou et de la députée Jamila Ksiksi.

Les démissionnaires ont attribué leur décision à la perturbation de la démocratie au sein du mouvement et à la prise de décision unilatérale par un groupe de loyalistes envers son président, qui ont entraîné des décisions erronées et des choix qui ont conduit à des alliances politiques sans logique ni intérêt en contradiction avec les promesses faites aux électeurs.

- Washington : « Nous sommes préoccupés par les mesures d'exception de Saïed » (AA)

Washington a exprimé, samedi, sa préoccupation face aux « mesures d’exception » du Président tunisien Kaïs Saïed, faisant part de ses attentes dont la formation d’un gouvernement en Tunisie qui réponde aux aspirations de ses citoyens et l’élaboration d’un plan avec un calendrier clair pour entamer un processus de réforme inclusif.

« Nous partageons avec le peuple tunisien son but qui consiste en la formation d’un gouvernement démocratique qui réponde aux besoins du pays en proie aux crises économiques et sanitaires », a déclaré le porte-parole du Département d'État américain, Ned Price.

Et le porte-parole de la diplomatie américaine d’ajouter, « Nous sommes préoccupés par le fait que les mesures de transition se poursuivent indéfiniment ».

Le Président tunisien avait décidé, mercredi soir, de supprimer l'instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi, de légiférer par décrets présidentiels et d'exercer le pouvoir exécutif avec l'aide d'un gouvernement.

Price a appelé le Président tunisien à « nommer un Premier ministre pour former un gouvernement capable de répondre aux besoins urgents ».

« Nous appelons, comme la majorité des Tunisiens, le Président de la République à élaborer un plan avec un calendrier clair pour entamer un processus de réforme inclusif qui implique la société civile et les différentes sensibilités politiques », a-t-il ajouté.

Concernant les mesures qui ont conduit à la situation actuelle, Price a déclaré, « Nous pensons que l’action principale consistant à soutenir les progrès de la Tunisie sur la voie de la consolidation de sa démocratie, est plus importante que de discuter du qualificatif qu’on devrait accorder à ces événements (25 juillet), et c'est ce sur quoi nous nous concentrons ».


-Tunisie / Parti Destourien Libre : « Le dernier décret présidentiel consacre la dérive autocratique du pouvoir » (AA)

Le Parti Destourien Libre (PDL) a dénoncé, samedi, le contenu du récent décret présidentiel de Kaïs Saïed, estimant qu'il « consacre la dérive autocratique du pouvoir et sape les fondements de la République ».

Le PDL a déclaré qu'il rejette catégoriquement ce décret présidentiel et « dénonce son contenu qui consacre la dérive autocratique du pouvoir, sape les fondements de la République et instaure un régime politique plébiscitaire ».

Le parti a condamné « l’instrumentalisation par le Président de la République de la liesse populaire le soir du 25 juillet qui découlait de la conviction des Tunisiens que les mesures d’exception visaient à mettre fin au règne des Frères musulmans (en référence au mouvement Ennahdha), à lutter contre la corruption et à améliorer les conditions de vie de la population ».

Le PDL a ajouté que Saïed s’est servi du soutien populaire pour renforcer sa mainmise sur tous les rouages du pouvoir et légitimer les mesures d’exception dans le but de réaliser son programme politique personnel.

La formation politique de Abir Moussi a imputé au Président de la République la responsabilité juridique, politique et historique d'avoir donné une occasion précieuse aux Frères musulmans d’endosser le rôle de victimes du coup d'État et de protecteurs de la démocratie.

Il a également appelé Kaïs Saïed à accélérer la formation d'un gouvernement de compétences, qui serait capable de faire face aux problèmes économiques et financiers et d'ouvrir les dossiers liés à la sécurité nationale, notamment le terrorisme.


-Tunisie : le SNJT met en garde contre la recrudescence des violences policières contre les journalistes (AA)

Le Syndicat National des Journalistes tunisiens (SNJT) a mis en garde samedi contre la recrudescence des violences policières ciblant les journalistes après la date du 25 juillet.

Le SNJT qui déplore l'agression d'une journaliste à l'Avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, dénonce l'utilisation du contexte actuel comme prétexte pour restreindre la liberté de la presse. Il a exprimé à cet effet sa crainte face à la gravité de la situation et à l'impunité quant aux violences policières exercées sur les reporters en particulier.

Le syndicat a également souligné l'absence d'une volonté politique de protéger les journalistes et d'asseoir une presse libre et pluraliste, tout en appelant le ministère de l'Intérieur à publier les résultats des précédentes enquêtes sur des cas d'agression ayant ciblé les professionnels du secteur.


-Tunisie : Des organisations nationales et internationales fustigent la concentration des pouvoirs par Kaïs Saïed (AA)

Des organisations non gouvernementales tunisiennes et internationales ont dénoncé, samedi, « les décisions prises de manière unilatérale par le Président tunisien Kaïs Saïed et sa concentration des pouvoirs en l'absence de garanties ». C’est ce qui ressort d’une déclaration commune signée par 18 ONG nationales et internationales.

Parmi les organisations indépendantes signataires figurent, l'Organisation contre la torture en Tunisie, la Ligue Tunisienne pour la Citoyenneté, Human Rights Watch, la section tunisienne d’Amnesty International, la Fédération internationale pour les droits humains, l'Organisation mondiale contre la torture, Avocats Sans Frontières et le Réseau Tunisien pour la Justice Transitionnelle.

Dans leur déclaration commune, les organisations ont affirmé leur « attachement indéfectible aux principes démocratiques ».


-Tunisie : Goumani démissionne de la Commission de gestion de la crise politique au sein du mouvement Ennahdha (AA)

Le dirigeant Mohamed Goumani a démissionné, samedi, de la présidence de la Commission de gestion de la crise politique, une structure nouvellement créée au sein du mouvement Ennahdha.

Goumani impute au Président de la République Kaïs Saïed la responsabilité de l'échec de cette initiative du mouvement d'obédience islamique, lui reprochant notamment d'avoir fermé la porte au dialogue.

« Le changement radical survenu sur la scène politique nationale après la publication du décret présidentiel n° 2021-117 du 22 septembre 2021, l’abrogation de la Constitution et l’absence de dialogue avec les opposants, font encourir au pays de hauts risques », a-t-il écrit dans sa lettre de démission publiée sur sa page Facebook.

Mohamed Goumani appelle le parti Ennahdha à revoir sa politique et à adhérer à des actions pacifiques pour remettre le pays « sur les rails de la démocratie ».

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