Bilal Müftüoğlu
27 Juin 2016•Mise à jour: 28 Juin 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Déboussolés par les résultats du référendum britannique ouvrant la voie à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), les grands Etats membres de l'Union fixent d'ores et déjà les modalités du "Brexit", consécutivement à Paris et Berlin.
Le président français François Hollande a reçu ce lundi Donald Tusk, président du Conseil européen, à l'Elysée pour déterminer le cadre de la sortie du Royaume-Uni de l'Union à l'horizon de 2018.
Hollande a été accompagné de sa ministre de l'Ecologie Ségolène Royal lors de la réunion à huis clos, organisée à un jour du Sommet historique des chefs d'Etat à Bruxelles, qui devrait lancer le processus de sortie.
Après sa rencontre avec Tusk, le président français s'est rendu à Berlin où une rencontre est prévue à 18h00 (16h00 GMT) entre lui, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre italien Matteo Renzi. Ce "mini-sommet" européen devrait également permettre de préparer la position des grands Etats européens avant le Sommet de mardi dans la capitale européenne.
La France souhaiterait de son côté une action rapide pour ne pas rester dans l'incertitude, selon Michel Sapin, ministre français des Finances. "Il faut agir vite, il faut agir fort (...) L'inquiétude ou la béatitude n'ont aucune importance. Face à cet événement historique, on doit agir et réagir. On est dans l'action", a insisté le ministre lors de son intervention lundi sur France 2.
Toujours dans un souhait d'éviter l'incertitude, la France appelle également à la nomination d'un nouveau Premier ministre britannique "le plus vite possible" après le départ annoncé de David Cameron, a noté le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.