Bombarder un hôpital ou une école n’est pas une "erreur de calcul", mais un "crime de guerre", affirme le chef de l’OMS
- « Affamer des civils n’est pas une tactique de négociation. Ce sont des crimes de guerre. Point final. Il faut appeler les choses par leur nom », déclare Tedros Adhanom Ghebreyesus
AA / Londres / Aysu Bicer
Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a condamné dimanche les récentes attaques contre des hôpitaux, des écoles et du personnel médical dans le conflit en cours au Moyen-Orient, affirmant que de tels actes ne sauraient être réduits à de simples « erreurs de calcul » ou à des « dommages collatéraux », mais doivent être qualifiés de « crimes de guerre ».
« Bombarder un hôpital ou une école n’est pas une “erreur de calcul”. Tuer un ambulancier n’est pas un “dommage collatéral”. Affamer des civils n’est pas une “tactique de négociation”. Ce sont des crimes de guerre. Point final. Il faut appeler les choses par leur nom », a déclaré le directeur général de l’OMS sur la plateforme sociale X.
Au moins 150 écolières ont été tuées dans une frappe aérienne ayant visé l’école primaire Shajareh Tayyebeh, dans la ville de Minab, dans le sud de l’Iran, le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des attaques conjointes qui ont, jusqu’à présent, fait plus de 1.300 morts, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. Plus de 10.000 personnes ont également été blessées dans ces frappes.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
Le conflit s’est également propagé au Liban, où l’armée israélienne a intensifié ses attaques, faisant plus de 800 morts et plus de 2.000 blessés depuis le 2 mars, dans un contexte d’échanges de tirs transfrontaliers avec le Hezbollah.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore
