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Ben-Gvir qualifie de "grave erreur" un éventuel cessez-le-feu et accord d'échange de prisonniers avec le Hamas

- "Allons-nous maintenant renforcer le Hamas en participant aux pourparlers [au Caire] ? C'est une grave erreur de la part du premier ministre", selon le ministre israélien de la Sécurité nationale

Ikrame Imane Kouachi  | 11.08.2024 - Mıse À Jour : 12.08.2024
Ben-Gvir qualifie de "grave erreur" un éventuel cessez-le-feu et accord d'échange de prisonniers avec le Hamas

Quds

AA / Jérusalem / Zein Khalil

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a qualifié dimanche de "grave erreur" tout éventuel accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers avec le Hamas.

Israël prévoit l'envoi d'une équipe de négociateurs en Égypte jeudi pour discuter d'un cessez-le-feu à Gaza et reprendre les pourparlers sur l'échange de prisonniers avec le Hamas.

"Nous écrasons le Hamas. J'écoute non seulement les opinions des responsables du cabinet de sécurité, mais aussi celles des commandants sur le terrain", a déclaré Itamar Ben-Gvir.

"Allons-nous maintenant renforcer le Hamas en participant aux pourparlers [au Caire] ? C'est une grave erreur de la part du premier ministre", a-t-il ajouté.

Pour le ministre extrémiste, le seul moyen de libérer les Israéliens détenus par le Hamas est d'"accroître la pression militaire".

"Si nous leur coupons le carburant, ils seront à genoux dans une semaine. Et si nous bloquons les camions [d'aide], ils seront à genoux dans les deux semaines qui suivent. Alors pourquoi allons-nous conclure un accord, surtout un accord aussi irresponsable ?", a-t-il noté.

Le journal israélien Yedioth Ahronoth a annoncé tôt dimanche que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu subit des pressions croissantes de la part des États-Unis pour conclure un accord avec le Hamas, même si cela signifie "la chute de son gouvernement".

Selon le quotidien, le prochain cycle de négociations au Caire est considéré comme "la dernière chance absolue" de parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et dans la région.

Depuis des mois, l'Égypte, le Qatar et les États-Unis mènent des négociations indirectes entre Israël et le Hamas, mais aucun accord n'a été conclu en raison du refus d'Israël de répondre aux demandes du Hamas de mettre fin à la guerre, de retirer les troupes de Gaza et de permettre aux Palestiniens déplacés de retourner dans le nord de la bande de Gaza.

L'offensive israélienne a fait près de 39 800 victimes depuis octobre, à la suite d'une attaque transfrontalière du groupe de résistance palestinien, le Hamas.

Plus de dix mois après le début de l'assaut israélien, de vastes étendues de Gaza sont en ruines et soumises à un blocus paralysant de la nourriture, de l'eau potable et des médicaments.

Israël est accusé de génocide par la Cour internationale de justice, qui lui a ordonné de mettre immédiatement fin à son opération militaire dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, où plus d'un million de Palestiniens s'étaient réfugiés pour échapper à la guerre avant d'être envahis le 6 mai.


* Traduit de l’anglais par Alex Sinhan Bogmis

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