Australie : transport public gratuit face à la hausse du carburant liée au conflit au Moyen-Orient
- Victoria et Tasmanie offrent le transport public gratuit, tandis que la NSW, l’Australie-Occidentale, le Queensland et l’Australie-Méridionale refusent de suivre
Istanbul
AA/Istanbul
Les États australiens de Victoria et de Tasmanie ont annoncé dimanche la gratuité des transports publics, en réponse à la hausse des prix du carburant provoquée par l’intensification du conflit au Moyen-Orient, rapportent les médias locaux.
La Première ministre du Victoria, Jacinta Allan, a indiqué que le gouvernement de l’État rendrait tous les services de transport public gratuits pendant un mois à partir de mardi, selon le diffuseur local SBS News.
Elle a précisé que cette mesure vise à rendre le transport public plus accessible aux habitants face à la flambée des prix de l’essence.
En Tasmanie, la gratuité sera encore plus longue, avec des voyages gratuits en bus et en ferry jusqu’au 30 juin.
Ni le Victoria ni la Tasmanie n’ont indiqué que ces mesures deviendraient permanentes.
À l’inverse, la Nouvelle-Galles du Sud, l’Australie-Occidentale, le Queensland et l’Australie-Méridionale ont exclu de suivre cette initiative, leurs gouvernements préférant se concentrer sur d’autres formes d’aide au pouvoir d’achat.
Selon l’Australian Institute of Petroleum (AIP), les prix des produits pétroliers en Australie ont enregistré une hausse record de 27 % depuis le début du conflit en cours au Moyen-Orient.
Dans une mesure connexe, le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé samedi que son gouvernement garantirait l’achat de produits essentiels affectés par le conflit au Moyen-Orient, dans le cadre de nouvelles mesures de sécurité énergétique.
Albanese doit rencontrer lundi les dirigeants des États et territoires pour discuter d’autres mesures visant à prévenir les pénuries de carburant.
Les tensions régionales se poursuivent depuis que Israël et les États-Unis ont lancé une offensive contre l’Iran le 28 février, faisant plus de 1 340 morts à ce jour, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe accueillant des forces américaines, provoquant des victimes, des dégâts sur les infrastructures et des perturbations sur les marchés mondiaux et dans l’aviation.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
