Attentat déjoué à Paris : cinq personnes en garde à vue dans l’enquête antiterroriste
- Deux nouvelles interpellations portent à cinq le nombre de suspects, tandis que les autorités évoquent un possible lien avec la guerre au Moyen-Orient
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Deux personnes supplémentaires ont été placées en garde à vue ce lundi, portant à cinq le nombre total de suspects dans l’enquête sur la tentative d’attentat déjouée contre le siège parisien de Bank of America, a indiqué le Parquet national antiterroriste (PNAT) à une source proche de Franceinfo.
Les gardes à vue de mineurs interpellés au cours du week-end ont été prolongées, a précisé le PNAT, juridiction spécialisée en matière de terrorisme en France, chargée de centraliser les enquêtes liées aux actes terroristes.
L’attaque avait été déjouée dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars, devant un bâtiment situé rue de la Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris. Selon les premiers éléments de l’enquête, un suspect principal, âgé de 17 ans, a été interpellé alors qu’il tentait de mettre le feu à un engin incendiaire ou explosif.
D’après une source proche du dossier, un second individu est soupçonné d’avoir filmé la scène avant de prendre la fuite. Les autorités n’ont pas communiqué à ce stade les profils des autres personnes interpellées.
Le PNAT a ouvert une enquête de flagrance, procédure permettant des investigations immédiates après les faits, pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour fabrication de dispositifs incendiaires ou explosifs et association de malfaiteurs terroriste.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a établi un lien entre cette tentative d’attentat et la guerre en cours au Moyen-Orient, évoquant notamment des revendications diffusées sur les réseaux sociaux en rapport avec ce conflit. Selon lui, le parquet antiterroriste partage cette analyse.
« Plusieurs actions observées en Europe ont déjà donné lieu à des dégradations matérielles, sans faire de blessés, avec des revendications directement liées au conflit », a-t-il déclaré.
Le suspect principal aurait indiqué avoir été recruté via l’application Snapchat, en échange d’une somme d’argent, selon les premiers éléments de l’enquête.
Les autorités ont salué la réactivité des forces de l’ordre, estimant qu’elle a permis de prévenir un acte de nature terroriste, tout en appelant au maintien d’un niveau de vigilance élevé sur le territoire.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions accrues en Europe liées aux répercussions du conflit au Moyen-Orient, où plusieurs incidents ou tentatives d’actions violentes ont été signalés ces dernières semaines.
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