Après Capgemini, Parrot et Thales cités pour des technologies utilisées par les agences migratoires américaines
- une controverse ravivée après la mort de migrants à Minneapolis
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
Plusieurs entreprises françaises fourniraient des produits ou services utilisés par les agences fédérales américaines chargées de la politique migratoire, notamment l'Agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE) et la police aux frontières, selon une enquête du quotidien Libération.
Après les révélations visant la filiale américaine du groupe Capgemini, accusée d’avoir aidé les forces de l’ordre américaines à identifier et expulser des migrants en situation irrégulière, d’autres sociétés françaises seraient également concernées.
Selon l’enquête, les drones du groupe français Parrot seraient utilisés par les agences fédérales américaines, comme l’indiquent des appels d’offres consultés sur des sites gouvernementaux. Un distributeur agréé, Darley Defense, présente notamment le modèle « Anafi USA Mil », conçu pour répondre aux besoins du Département américain de la sécurité intérieure (DHS).
Parrot aurait confirmé que « le DHS est un client historique » et que « différentes agences sont équipées des drones Parrot », sans préciser leur utilisation exacte au sein de l’Agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE) ou de la police aux frontières.
Le quotidien rapporte également que le groupe français Thales aurait participé au développement du système américain de gestion des données biométriques Ident, utilisé notamment par l’ICE pour l’identification de personnes.
Selon un document du DHS, ce système permet de relier « les données biométriques aux informations biographiques pour établir et vérifier les identités ». Thales aurait affirmé que sa contribution s’est limitée à la gestion des empreintes digitales.
Contacté, Thales aurait déclaré ne plus avoir « aucune relation contractuelle avec l’ICE » et aurait affirmé que « toute information qui laisserait penser le contraire est diffamatoire ».
L’entreprise aurait précisé fournir des solutions technologiques « dans un cadre contractuel, légal et précisément défini ».
Ces révélations interviennent dans un contexte de controverse aux États-Unis autour des opérations des agences fédérales de l’immigration, notamment après la mort de deux personnes lors d’interventions à Minneapolis.
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