Rabia İclal Turan
29 Mars 2024•Mise à jour: 29 Mars 2024
AA / Washington / Iclal Turan
Les Etats-Unis ont déclaré, vendredi, qu'ils "restaient déterminés" à ramener à la maison Evan Gershkovich, le journaliste du Wall Street Journal arrêté par la Russie il y a un an pour espionnage.
Dans une déclaration marquant le premier anniversaire de l'arrestation de Gershkovich par la Russie, le secrétaire d'État Antony Blinken a déclaré : "À ce jour, la Russie n'a fourni aucune preuve d'actes répréhensibles, et ce pour une raison simple : Evan n'a rien fait de répréhensible".
"Le journalisme n'est pas un crime", a-t-il souligné.
Blinken a également rappelé le cas de Paul Whelan, un ancien marine américain détenu depuis plus de cinq ans en Russie pour des accusations d'espionnage, ajoutant : "Les États-Unis restent déterminés à ramener Evan et Paul chez eux".
"Les gens ne sont pas une monnaie d'échange. La Russie doit cesser de détenir arbitrairement des personnes pour des raisons politiques et doit immédiatement libérer Evan et Paul", a-t-il ajouté.
Le président américain Joe Biden a également publié une déclaration dans laquelle il affirme que les États-Unis "continueront à travailler chaque jour" pour obtenir la libération d'Evan Gershkovich.
"Comme je l'ai dit aux parents d'Evan, je ne perdrai jamais espoir non plus", a déclaré Biden, ajoutant : "Et nous continuerons à nous opposer fermement à tous ceux qui cherchent à attaquer la presse ou à cibler les journalistes, piliers d'une société libre".
Evan Gershkovich, un ressortissant américain correspondant du bureau moscovite du Wall Street Journal, a été arrêté en mars de l'année dernière par le Service fédéral de sécurité (FSB) dans la ville d'Ekaterinbourg. Le FSB a affirmé qu'il avait été pris en flagrant délit de collecte d'informations secrètes.
Lors d'un entretien accordé, le mois dernier à Moscou, à l'ancien animateur de Fox News, Tucker Carlson, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'un dialogue était en cours entre les services spéciaux russes et américains et que la question de la libération de Gershkovich devait être réglée "dans le calme, de manière responsable et professionnelle".
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj