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Affaire Ibrahim Ghali : l’ancienne ministre espagnole des AE convoquée pour enquête

Un juge du tribunal de Saragosse a convoqué Arancha Gonzalez Laya, dans le cadre de l’affaire de l’entrée illégale du leader du « Polisario », Ibrahim Ghali sur le territoire espagnol

Khalid Mejdoup   | 21.09.2021
Affaire Ibrahim Ghali : l’ancienne ministre espagnole des AE convoquée pour enquête

Rabat

AA/Rabat

Un tribunal espagnol a convoqué l'ancienne ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya, après l’accueil du leader du "Polisario" Ibrahim Ghali par Madrid sous une fausse identité sur le sol espagnol, selon ce qui a été rapporté par les médias espagnols et marocains.

D’après des sources médiatiques, dont le journal espagnol ABC, le juge d'instruction du tribunal de Saragosse, Rafael Lasala, a officiellement convoqué, mardi, Gonzalez Laya en raison de l'entrée d'Ibrahim Ghali en Espagne (fin avril) sous une fausse identité.

Les relations entre le Maroc et l'Espagne ont connu une crise sur fond de l’entrée illégale, fin avril dernier, de Ghali sous une "fausse identité" sous prétexte de recevoir des soins contre la Covid-19, ce qui a provoqué la colère de Rabat, qui l'accuse d'avoir commis des « crimes de guerre ».

La crise s'est encore aggravée par l'afflux d'environ 8 000 migrants irréguliers à la mi-mai, dont des mineurs, du Maroc vers Ceuta (sous l'administration de l'Espagne), que des responsables espagnols et européens ont considéré comme une tentative de Rabat de faire pression sur Madrid, après l’accueil de Ghali par Madrid.

En juillet dernier, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a nommé José Manuel Albares ministre des Affaires étrangères succédant à Laya en vue d’améliorer les relations avec le Maroc, selon les médias des deux pays.

Le 20 août, le roi du Maroc Mohammed VI a déclaré dans un discours télévisé que son pays se réjouissait d'inaugurer une étape "nouvelle et inédite" dans les relations avec l'Espagne.

Il avait souligné que les relations avec Madrid ont récemment traversé une crise sans précédent qui a fortement ébranlé la confiance mutuelle et soulevé de nombreuses questions sur leur sort. Cependant, Rabat travaille, selon lui, avec la partie espagnole en toute sérénité, clarté et responsabilité.

Le 31 juillet, le roi d'Espagne Felipe VI a souligné dans un télégramme de félicitations qu'il a envoyé au monarque marocain pour le féliciter à l'occasion de la fête du Trône pour la "profonde amitié" entre son pays et le Maroc.

Rabat propose une autonomie élargie dans la région du Sahara sous sa souveraineté, tandis que le « Polisario » appelle à un référendum d'autodétermination, une proposition soutenue par l'Algérie, qui accueille des réfugiés de la région.

*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi

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