Affaire Epstein : LFI veut une commission d’enquête parlementaire « transpartisane »
- Après la publication de nouveaux documents judiciaires américains, La France insoumise appelle l’Assemblée nationale à se saisir du dossier Epstein, évoquant des enjeux pédocriminels et politiques
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le parti politique français La France insoumise (LFI) a annoncé vouloir créer une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa cellule à New York en août 2019 alors qu’il attendait d’être jugé pour trafic sexuel de mineures. Le mouvement souhaite mener ce travail « si possible de manière transpartisane », a déclaré en conférence de presse le député de l’Essonne, Antoine Léaument.
Cette initiative intervient après la publication, le week-end dernier, de plus de trois millions de pages supplémentaires du dossier Epstein par la justice américaine, comprenant notamment des vidéos et des images. Les noms de plusieurs personnalités françaises apparaissent dans ces documents, a confirmé LFI, précisant que leur simple mention ne présume en rien d’actes répréhensibles.
Selon Antoine Léaument, deux volets justifient l’ouverture d’une commission d’enquête : un volet « pédocriminel » lié à la traite d’êtres humains, et un volet « politique », évoquant des questions d’ingérence ou de financements. Le député a indiqué que LFI proposerait cette commission à la signature de l’ensemble des groupes parlementaires afin qu’elle puisse être constituée.
Il a également estimé que le « silence » autour de ce dossier risquait d’alimenter les théories complotistes, appelant la représentation nationale à « faire sa part du travail ».
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
