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Adoption officielle du Pacte mondiale sur la migration

Le Pacte mondiale sur la migration constituera une feuille de route destinée à s'attaquer aux problèmes auxquels sont confrontés les migrants, déclare le secrétaire général de l'ONU.

Qualid Filsde Mohamed Chine,Khalid Mejdoub   | 10.12.2018
Adoption officielle du Pacte mondiale sur la migration

Ankara

AA/ Marrakech (Maroc)

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a annoncé lundi l’adoption officielle du Pacte mondiale sur la migration.

Le Pacte a été adopté lors d’une Conférence entamée à Marrakech, lundi et qui se poursuivra jusqu’à demain mardi, avec la participation de chefs d'État et de gouvernement de nombreux pays.

Le Pacte a été adopté à la majorité sans opposition d'aucun pays, a déclaré Bourita, selon le correspondant d'Anadolu.

Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré lors de la conférence que le Pacte mondiale sur la migration constituera une feuille de route destinée à s'attaquer aux problèmes auxquels sont confrontés les migrants.

"Cet accord n'est pas juridiquement contraignant et constitue un cadre pour la coopération internationale", a déclaré Guterres, soulignant que l’initiative "permettra aux migrants de bénéficier des droits de l'homme".

Et d’ajouter : "Ce pacte sera la voix des femmes et des fillettes qui vivent dans une situation difficile et représentent la moitié des 260 millions de migrants de par le monde".

En outre, Guterres a mis en garde contre le nombre élevé de décès dus à la migration irrégulière, notant que 60 mille migrants ont trouvé la mort depuis l’an 2000.

Plus de 80% des migrants dans le monde se déplacent actuellement d'un pays à l'autre de manière sécurisée et ordonnée, a-t-il relevé, soulignant le coût humain exorbitant de la migration irrégulière en termes de vies humaines.

Maria Fernanda Espinosa, Présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies, a quant à elle, considéré que ce Pacte favorisera la coopération entre les pays d'origine, de transit et d'accueil des migrants.

"Ces dernières années, il y a eu d'importants mouvements de migrants, entraînant la mort de nombreux d'entre eux", a-t-elle déclaré.

"Le Pacte est une référence qui peut être utilisé dans la formulation des politiques publiques", a noté Espinosa, soulignant que l’initiative n'affecte pas la souveraineté des États.

"Cet accord international nous offrira des opportunités dans la lutte contre la contrebande et le le trafic d'êtres humains", a-t-elle conclu.

Quelque 150 États Membres participent à la Conférence internationale de Marrakech, en présence de plus de 20 chefs d’État et de gouvernement, selon les Nations Unies.

Plusieurs pays ont refusé de signer le Pacte mondial sur les migrations, à l’instar de l'Autriche, la Pologne, la République tchèque, l'Estonie, la Bulgarie, la Croatie, les États-Unis, la Hongrie, l'Australie et Israël.


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