3e mobilisation « No Kings » : des millions de manifestants à travers les États-Unis contre Trump
- De Minneapolis à Washington, des manifestants dénoncent les politiques de Trump, la flambée du coût de la vie et l’implication des États-Unis dans les conflits mondiaux
Istanbul
AA / Istanbul / Zehra Solmaz
D’importantes foules sont descendues dans les rues à travers les États-Unis samedi à l’occasion de la troisième mobilisation nationale « No Kings », pour exprimer leur opposition à l’administration Trump.
Les rassemblements ont eu lieu dans les 50 États américains ainsi que dans 16 pays, constituant l’une des plus vastes manifestations coordonnées de l’histoire des États-Unis.
Les organisateurs, parmi lesquels figurent les groupes anti-autoritaires Indivisible et 50501, des syndicats ainsi que d’autres organisations citoyennes, ont fait état de plus de 3 000 événements organisés à travers le pays. Selon des médias locaux, la précédente manifestation « No Kings », organisée en octobre, avait réuni environ 7 millions de participants à l’échelle nationale.
Ces manifestations interviennent alors que Donald Trump enregistre des taux d’approbation historiquement bas, y compris auprès d’une partie de sa base MAGA, où la frustration commence à s’exprimer. Selon le Washington Post, ses détracteurs dénoncent notamment le nouveau conflit avec l’Iran, qui a coûté la vie à 13 militaires américains, la hausse des prix de l’essence et des produits alimentaires, les effets des tarifs douaniers sur les biens de consommation courante, ainsi que les longues files d’attente dans les aéroports causées par l’impasse gouvernementale.
Des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Capitole de l’État du Minnesota pour ce qui a été présenté comme l’événement phare de la journée. Ezra Levin, cofondateur d’Indivisible, l’a qualifié, selon le Washington Post, de « plus grande manifestation de l’histoire du Minnesota ».
À Washington, un groupe d’une douzaine de mères palestiniennes a manifesté près du Lincoln Memorial, brandissant un drapeau palestinien de plus de trois mètres de haut, a rapporté The Guardian.
« La plupart des Américains ne savent pas que l’argent de leurs impôts est utilisé pour subventionner la violence », a déclaré au Guardian Hazami Barmada, 42 ans, ajoutant : « Cela se produit alors que de nombreux Américains n’ont pas les moyens de se loger, d’acheter du lait, de payer l’école ou les soins de santé. Les prix continuent d’augmenter pendant que nous menons les guerres d’Israël. »
Des contre-manifestants étaient également présents dans certains rassemblements, notamment à West Palm Beach, en Floride, où environ 50 partisans de Trump, portant des casquettes « Proud Boys » et utilisant des mégaphones, ont fait face aux participants de « No Kings », selon CNN.
La coalition No Kings a insisté sur le caractère « non violent » des manifestations, interdisant toute arme et formant ses responsables aux techniques de désescalade. Lors de la première journée « No Kings » en juin, un manifestant avait été tué et un autre blessé à Salt Lake City par un volontaire du mouvement 50501, après qu’une arme à feu eut été repérée, bien qu’elle fût légalement autorisée en vertu de la loi de l’Utah.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore
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