« S’il doit choisir, le Groenland choisit le Danemark », réaffirme le Premier ministre groenlandais
- « Le Groenland ne veut pas être la propriété des États-Unis et ne sera pas gouverné depuis Washington », déclare Jens-Frederik Nielsen
Greater London
AA / Londres / Burak Bir
Si le Groenland devait choisir entre les États-Unis et le Danemark, il choisirait le Danemark, a déclaré mardi le Premier ministre de ce territoire danois semi-autonome, à la veille d'entretiens importants avec des responsables américains.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen à Copenhague, Jens-Frederik Nielsen a réaffirmé la position du Groenland, qui rejette fermement toute proposition d'annexion aux États-Unis.
« Nous sommes une société démocratique qui prend ses propres décisions… Le Groenland ne veut pas être la propriété des États-Unis et ne sera pas gouverné depuis Washington », a-t-il déclaré.
Rejoignant Nielsen, la Première ministre danoise a souligné que le Danemark et le Groenland sont unis, « ensemble pour toujours ».
Réaffirmant que les frontières ne peuvent être modifiées par la force et que les petites nations ne doivent pas craindre les grandes, Frederiksen a souligné que le Danemark est un allié fiable des États-Unis depuis des décennies et continue d'assumer ses responsabilités au sein de l'OTAN.
Ces déclarations interviennent à la veille d'une rencontre à Washington entre de hauts responsables danois et groenlandais et des représentants américains.
Selon certaines sources, la réunion aura lieu mercredi en présence du ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, de la ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, ainsi que du vice-président américain, J.D. Vance, et du secrétaire d'État américain, Marco Rubio.
Le Groenland, territoire autonome du Royaume du Danemark, suscite l'intérêt des États-Unis en raison de sa position stratégique et de ses vastes ressources minérales. Cependant, l'obstination de Trump à vouloir acquérir l'île, notamment son refus d'exclure le recours à la force militaire, a suscité une vague d'indignation internationale.
Trump, qui s'est d'abord fait connaître comme promoteur immobilier, a décrit la possession du Groenland comme une « nécessité absolue » pour la sécurité économique des États-Unis, la comparant à une « importante transaction immobilière ».
Le Danemark et le Groenland ont tous deux rejeté toute proposition de vente du territoire, réaffirmant la souveraineté danoise sur l'île.
Parallèlement, certains pays européens, dont le Royaume-Uni, envisagent un éventuel déploiement de troupes sur ce territoire danois autonome, afin d'apaiser les craintes sécuritaires de Trump.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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