Monde

« On les jette en… On les met en Méditerranée »: l'idée de Jean-Claude Dassier sur les étrangers incarcérés en France

- Le chroniqueur politique, condamné en 2022 pour des propos antimusulmans, estime sur le plateau de CNews qu'« il faut effectivement avoir une politique étrangère un peu plus dure, notamment avec les pays du Maghreb »

Ben Amed Azize Zougmore  | 02.03.2026 - Mıse À Jour : 02.03.2026
« On les jette en… On les met en Méditerranée »: l'idée de Jean-Claude Dassier sur les étrangers incarcérés en France

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le plateau de la chaîne d’information française CNews a une nouvelle fois été le théâtre d’une séquence invraissemblable au cours de laquelle le chroniqueur politique Jean-Claude Dassier a adopté une approche condescendante à l’égard des étrangers incarcérés en France.

« On les jette en… On les met en Méditerranée », a lancé Jean-Claude Dassier sur un ton méprisant, suscitant la stupéfaction des autres journalistes présents sur le plateau.

Interpellé sur ses propos, il a persisté, demandant : « Qu’est-ce qu’on en fait ? », avant d’ajouter : « L’Algérie n’en veut pas, la Tunisie n’en veut pas, le Maroc n’en veut pas. »

« Il faut effectivement avoir une politique étrangère un peu plus dure, notamment avec les pays du Maghreb », a-t-il martelé.

Repris à nouveau, il a tenté vainement de se rattraper, estimant maladroitement, comme pour justifier définitivement son mépris, qu’il s’agissait « d’une façon de dire qu’il faut réexpédier tout ça dans les pays d’origine ».

L’association Alertes Racisme a annoncé dans la foulée une nouvelle saisine de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), dénonçant sur la plateforme sociale X, « une séquence hallucinante dans laquelle on parle des étrangers comme des animaux ».

Jean-Claude Dassier n’en est pas à ses premiers propos polémiques. En 2022, il avait été condamné pour des propos antimusulmans après avoir affirmé que « les musulmans, ils s’en foutent de la République ».

Le tribunal correctionnel de Paris l’avait alors reconnu coupable d’« injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » et condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis.

Quant à la chaîne d’information, propriété du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, elle est régulièrement accusée par la gauche de véhiculer des idées d’extrême droite.

L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a par ailleurs infligé deux nouvelles sanctions financières à CNews pour des propos tenus lors d’émissions diffusées en août 2025, selon des décisions rendues publiques et rapportées par le quotidien Libération.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.