La France lance le recrutement d’un nouveau service national volontaire à partir de 2026
- La ministre des Armées a annoncé lundi l’ouverture des inscriptions pour un nouveau service national volontaire, rémunéré et d’une durée de dix mois, destiné aux jeunes de 18 à 25 ans et limité au territoire national
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a annoncé lundi 12 janvier, lors d’une conférence de presse à Paris, l’ouverture des inscriptions pour un nouveau “service national” volontaire, rémunéré et d’une durée de dix mois, destiné à renforcer les effectifs des armées françaises.
Cette campagne de recrutement, conduite par le gouvernement et l’état-major des armées, vise à constituer une première cohorte de 3.000 jeunes volontaires, femmes et hommes âgés de 18 à 25 ans, dont l’incorporation est prévue entre septembre et novembre 2026. Les candidatures sont ouvertes dès ce mois de janvier et seront examinées progressivement, avec des réponses attendues au plus tard le 1er juillet.
Annoncé fin novembre par le président Emmanuel Macron, ce nouveau service national est présenté comme “purement militaire”. Les volontaires serviront exclusivement sur le territoire national, en métropole comme outre-mer, sans déploiement à l’étranger.
Le dispositif montera en puissance de manière graduelle. Après 3.000 volontaires en 2026, l’objectif est d’atteindre 4.000 recrues en 2027, puis 10.000 par an à l’horizon 2030, et environ 42.500 en 2035. À terme, le volume annuel pourrait atteindre 50.000 personnes en incluant le service militaire volontaire (SMV) et le service militaire adapté (SMA), qui seront maintenus parallèlement.
Selon le ministère des Armées, environ 80 % des volontaires seront des jeunes de 18-19 ans, pour lesquels ce service pourra constituer une “année de césure” avant l’enseignement supérieur et être valorisé dans le cadre de Parcoursup. Les autres candidats, jusqu’à 25 ans, seront recrutés en fonction de compétences spécifiques, notamment dans les domaines techniques, sanitaires ou linguistiques.
Le service donnera lieu à une rémunération minimale de 800 euros par mois. Les volontaires seront logés, nourris et équipés, et suivront un mois de formation initiale avant d’être affectés pendant neuf mois aux missions des forces armées sur le territoire national.
Le lancement de ce nouveau dispositif marque par ailleurs l’abandon du service national universel (SNU). Lancé en 2019 et destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, le SNU n’a jamais été généralisé et est jugé par l’exécutif inadapté au contexte stratégique né de la guerre en Ukraine.
