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L’Iran menace les infrastructures énergétiques régionales si ses installations sont attaquées

- Le président du Parlement iranien affirme que les installations pétrolières et énergétiques régionales deviendront des “cibles légitimes” après l’ultimatum de Trump

22.03.2026 - Mıse À Jour : 22.03.2026
 L’Iran menace les infrastructures énergétiques régionales si ses installations sont attaquées

AA / Istanbul / Mohammed Sio

L’Iran a averti dimanche que les infrastructures énergétiques et critiques de l’ensemble de la région deviendraient des « cibles légitimes » si ses propres installations étaient attaquées.

« Immédiatement après que les centrales électriques et les infrastructures de notre pays auront été visées, les infrastructures critiques, les infrastructures énergétiques et les installations pétrolières dans toute la région seront considérées comme des cibles légitimes », a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, dans un communiqué publié sur X.

Ces cibles « seront détruites de manière irréversible », a-t-il ajouté, avertissant que « le prix du pétrole restera élevé pendant longtemps ».

Cette menace intervient après l’ultimatum lancé samedi par le président américain Donald Trump, qui a donné à Téhéran 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de frappes visant ses centrales électriques, « en commençant par la plus grande ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait averti vendredi que l’Iran ferait preuve de « zéro retenue » si ses infrastructures étaient attaquées.

L’escalade régionale se poursuit depuis l’offensive conjointe lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a déjà fait plus de 1 300 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.

Depuis début mars, l’Iran a de facto fermé le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transit mondial du pétrole, par lequel transitent habituellement environ 20 millions de barils par jour ainsi qu’environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). Cette fermeture a entraîné une hausse des coûts de transport maritime et d’assurance, fait grimper les prix du pétrole et ravivé les inquiétudes sur l’économie mondiale.

*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore

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