Politique, Monde

À Paris, la gauche radicale mobilisée contre « l'agression de Trump » au Venezuela

– Un rassemblement s’est tenu place de la Bastille pour dénoncer la capture de Maduro et affirmer un soutien au peuple vénézuélien

Ümit Dönmez  | 10.01.2026 - Mıse À Jour : 10.01.2026
À Paris, la gauche radicale mobilisée contre « l'agression de Trump » au Venezuela

Ile-de-France

AA / Paris / Ümit Dönmez

Un rassemblement de soutien au peuple vénézuélien s’est tenu samedi après-midi place de la Bastille, à Paris, à l’appel de La France insoumise, pour dénoncer ce que le mouvement qualifie d’« agression de Trump » contre le Venezuela.

Par voie d’un appel diffusé sur les réseaux sociaux, La France insoumise (LFI) avait appelé à un « rassemblement de soutien au peuple vénézuélien contre l’agression de Trump », plaçant au cœur de la mobilisation la dénonciation d’une intervention américaine présentée comme une ingérence directe dans les affaires du pays.

Les manifestants se sont réunis à partir de 15 heures autour de banderoles et de slogans reprenant cette ligne politique, affirmant leur solidarité avec la population vénézuélienne. Le message central portait sur la condamnation de l’action de l’administration américaine, les sanctions étant évoquées comme un prolongement de cette politique jugée agressive par les organisateurs.

La cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot a pris la parole à cette occasion, dénonçant « l'impérialisme américain ».

La mobilisation s’inscrit dans la continuité des positions défendues par La France insoumise sur le dossier vénézuélien. Le mouvement dénonce de longue date l’ingérence des États-Unis en Amérique latine et affirme soutenir le peuple vénézuélien face aux conséquences politiques, économiques et sociales de ces interventions.

Cette mobilisation intervient dans le contexte du renversement du pouvoir à Caracas au début du mois de janvier 2026. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, une opération militaire menée par les États-Unis a conduit à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, transférés hors du pays.

Selon les autorités américaines, le chef de l’État déchu doit répondre devant la justice fédérale d’accusations liées au narcotrafic. Les autorités vénézuéliennes proches de l’ancien pouvoir et plusieurs forces politiques internationales dénoncent, à l’inverse, une ingérence étrangère et un changement de régime imposé par la force.

Le bilan humain exact de l’opération reste incertain, plusieurs sources évoquant des victimes lors des frappes autour de Caracas. Dans les jours qui ont suivi, une transition politique s’est mise en place dans un pays déjà fragilisé par des années de crise économique et institutionnelle, alimentant une controverse internationale majeure sur la légalité et les conséquences de cette intervention.


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