États-Unis : des agents de la police de l’immigration déployés dans les aéroports sur fond de bras de fer budgétaire
- Le ministère de la Sécurité intérieure et la police de l’immigration refusent de préciser les lieux de déploiement
Washington DC
AA / Washington / Michael Hernandez
Des agents de la police fédérale de l’immigration (ICE) ont été déployés lundi dans plusieurs aéroports américains, dans un contexte de bras de fer budgétaire entre la Maison Blanche et les démocrates au Congrès.
Ces derniers exigent des réformes en profondeur au sein de l’ICE avant d’accepter de financer son agence de tutelle, le Département de la Sécurité intérieure (DHS).
Le DHS est une vaste agence fédérale qui supervise de nombreuses entités.
Leur position intervient après la mort de deux manifestants américains, abattus cette année par des agents de l’ICE, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire menée par le président Donald Trump.
Les négociations restent au point mort, tandis que des milliers d’agents de l'Administration de la sécurité des transports (TSA), chargés des contrôles dans les aéroports, travaillent sans salaire depuis le 14 février.
Plusieurs centaines ont déjà démissionné depuis le début de la paralysie partielle de l’administration le mois dernier.
Lauren Bis, secrétaire adjointe par intérim, a dénoncé une paralysie « inutile et dangereuse », expliquant qu’elle avait conduit plus de 400 agents de la sécurité des transports à démissionner, tandis que des milliers d’autres s’absentent, incapables de faire face à leurs dépenses essentielles.
Face à cette situation, l’administration Trump a décidé de déployer des centaines d’agents de l’ICE, actuellement financé par le Congrès, dans les aéroports les plus touchés, afin de soutenir les effectifs de la TSA et limiter les perturbations du trafic aérien, a-t-elle ajouté.
Ces démissions et absences ont fortement allongé les temps d’attente dans plusieurs aéroports, où les files de contrôle peuvent désormais durer plusieurs heures.
Ni l’ICE ni le DHS n’ont précisé la liste des aéroports concernés. Selon CNN, 13 plateformes sont déjà affectées, dont Chicago O’Hare, Atlanta Hartsfield-Jackson, ainsi que les deux principaux aéroports new-yorkais, LaGuardia et JFK.
L’extension de cette mesure reste incertaine. Mais Donald Trump a reconnu que ce déploiement s’inscrivait aussi dans sa politique de lutte contre l’immigration irrégulière.
« Les agents de l’ICE peuvent désormais arrêter des immigrés clandestins dès leur arrivée. C’est un terrain très favorable », a-t-il déclaré, avant d’assurer qu’ils étaient avant tout mobilisés pour « aider » à maintenir la sécurité dans les aéroports.
* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme
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