Turquie: protection des lys de mer et développement de la conscience environnementale
- La jonquille ou lys de mer, plante en voie de disparition, attire les touristes locaux et étrangers avec ses fleurs blanches éclatantes, ses caractéristiques délicates et fragiles
Ankara
AA – Mugla (Turquie)
La jonquille de mer, plante menacée de disparition, demeure visible dans la province de Mugla, dans le sud-ouest de la Turquie, elle est protégée par une réglementation stricte qui en interdit la cueillette.
En effet, afin de préserver cette richesse écologique et paysagère, la cueillette de la flore sauvage menacée, actuellement sous la protection de l'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), est sanctionnée d’une amende d’un montant récemment porté de 43 000 livres turques (environ 6 600 euros) à 60 000 (environ 9 000 euros).
Les jonquilles de mer, aussi appelées "pancratium maritimum" en latin, fleurissent par temps chaud sur la plage de Fener, à proximité du district de Bodrum, pour le plus grand plaisir de ceux qui admirent sa fleur blanche brillante et ses caractéristiques délicates et fragiles.
Une popularité dont est victime la plante et qui a amené les autorités locales du district côtier de Bodrum, à prendre des mesures pour protéger cette espèce qui fleurit les dunes du littoral en entourant son habitat de grilles en fer.
Par ailleurs, de nombreux panneaux d'avertissement parsèment la plage, afin de protéger la plante rare et prévenir toute tentative d’extraction de son habitat naturel.
La jonquille de mer rejoint donc la tulipe de Manisa (ouest) dans la liste des plantes protégées en Turquie. En effet, cette fleur rare qui fleurit une seule fois par an, pendant le printemps (avril-mai) au jardin national du Mont Sipyle, dans la province de Manisa, est protégée par la loi n° 2872 en Turquie sur la protection de l'environnement, et chaque personne qui la cueille est condamnée à une amende de 60 000 livres turques.
Ces dernières années les ministères de l’environnement, de la culture, de l’agriculture et des forêts ainsi que les représentants locaux travaillent en collaboration afin de mettre en valeur les innombrables trésors dont regorge la Turquie.
Qu’elles appartiennent au patrimoine culturel du pays ou à sa biodiversité, le but demeure une mise en avant de ces richesses tout en garantissant leur préservation. Car si la Turquie est témoin d’une hausse considérable de son nombre de touristes annuel, venus admirer les trésors qu’offrent le pays, il n’en demeure pas moins que l’impact environnemental dû à cette augmentation n’est pas négligé par les autorités.
Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan a, d’ailleurs, lors de plusieurs discours ces derniers mois, rappelé les enjeux environnementaux et l’importance de sensibiliser les populations aux questions de l’environnement et de l’écologie.
"Nous donnons une priorité aux projets et actions qui limiteront la pollution environnementale, qui réduiront le gaspillage et qui développeront la conscience écologique", avait-il notamment déclaré lors d’un discours prononcé en l’honneur du lancement d’un vaste projet de reforestation de la forêt Haydar Aliyev de Batikent, dans la capitale Ankara.
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