Ukraine : La Russie évoque des « progrès » dans les pourparlers avec l’Ukraine à Abou Dhabi
- Au deuxième jour de discussions menées sous l’égide des États-Unis, Moscou affirme une évolution positive du dialogue, tout en mettant en cause des acteurs européens. Kiev évoque des échanges « substantiels » mais aucun accord n’a été annoncé
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La Russie a fait état ce jeudi de « progrès » dans les pourparlers en cours à Abou Dhabi avec l’Ukraine, menés en présence des États-Unis, alors qu’une deuxième journée de discussions a débuté dans la capitale des Émirats arabes unis, destinées à tenter de mettre fin au conflit déclenché il y a près de quatre ans.
« Il y a sans aucun doute des progrès », a déclaré à la presse Kirill Dmitriev, émissaire du Kremlin pour les questions économiques. Il a simultanément accusé des « instigateurs de la guerre en provenance d’Europe » de chercher à « entraver ce processus », sans citer de pays ou d’institutions.
Les négociateurs russes et ukrainiens ont entamé ce jeudi une nouvelle série d’échanges, au lendemain d’une première journée de discussions. Celles-ci se déroulent sous médiation américaine et reposent sur des consultations trilatérales, des groupes de travail thématiques et un alignement progressif des positions, selon la partie ukrainienne. « La seconde journée de discussions à Abou Dhabi a débuté. Nous travaillons dans le même format qu’hier », a indiqué le négociateur ukrainien Roustem Oumerov.
À l’issue de la première journée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré s’attendre à un nouvel échange de prisonniers « dans un avenir proche ». Ce type d’échange constitue à ce stade le principal résultat concret obtenu lors de précédents pourparlers directs entre Moscou et Kiev, notamment ceux organisés en Türkiye en 2025.
Le contexte diplomatique reste toutefois marqué par de fortes tensions. Mercredi, la Russie a averti qu’elle poursuivrait les hostilités si l’Ukraine n’acceptait pas ses conditions. « Tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, reprenant l’euphémisme utilisé par les autorités russes pour désigner l’invasion de l’Ukraine lancée le 24 février 2022.
Du côté ukrainien, Roustem Oumerov a qualifié les échanges de « substantiels et productifs », affirmant qu’ils étaient axés sur « des mesures concrètes et des solutions pratiques ». Aucun accord formel n’a toutefois été rendu public à ce stade.
En parallèle, Paris a réaffirmé son soutien à Kiev. La France « ne baisse pas les bras » sur le plan économique, a déclaré à la presse française le ministre délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l’issue d’une visite de deux jours à Kiev, alors que la France assurera en 2026 la présidence du Groupe des sept, qui réunit les principales puissances économiques avancées.
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