Municipales en France : les bureaux de vote ont ouvert dans 1 526 communes afin d'élire leurs maires
- Alors qu'au premier tour, le taux de participation avait été de 57,17 %, la question qui cristallise toute l'attention en marge de ce second tour reste : le scrutin mobilisera-t-il davantage les électeurs ?
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Les bureaux de vote ont ouvert dimanche dans 1 526 communes françaises, où près de 26 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour le second tour des élections municipales. La plupart des bureaux fermeront à 18 heures, mais à 20 heures dans les grandes villes. Les premiers chiffres de participation sont attendus dès midi.
Alors qu'au premier tour, le taux de participation avait été de 57,17 %, laissant 42,9 % d’abstention, la question qui cristallise toute l'attention en marge de ce second tour reste : le scrutin mobilisera-t-il davantage les électeurs ?
L’enjeu est considérable dans certaines grandes villes où les formations politiques, notamment de gauche et de droite se livrent une véritable bataille.
À Marseille, le maire sortant divers gauche Benoît Payan se confronte à la menace du Rassemblement national (RN) et de sa liste menée par Franck Allisio. Le candidat de La France insoumise (LFI), Sébastien Delogu, s’est retiré pour bloquer l’accès de l’hôtel de ville au parti d’extrême droite, tandis que la candidate Les Républicains (LR), Martine Vassal, maintient sa candidature.
À Paris, le second tour s’annonce très serré. La candidate LR, Rachida Dati, soutenue par le MoDem et l’UDI, espère tirer parti de la fusion avec la liste centriste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons et Renaissance, 11,3 %) et du retrait de Sarah Knafo (Reconquête, 10,4 %) pour l’emporter face à l’adversaire de la gauche unie, Emmanuel Grégoire (38 %). Sa dynamique est néanmoins freinée par le maintien de la candidate LFI, Sophia Chikirou (11,7 %).
Le taux de participation du premier tour avait enregistré 57,1 %, en hausse par rapport à 2020 (44,5 %), mais en deçà de 2014 (63,5 %), marqué par un fort engagement électoral avant la pandémie de COVID-19.
Les résultats de ce second tour revêtent une importance capitale et seront scrutés comme un indicateur de la mobilisation politique dans les grandes villes françaises et pourraient influencer le paysage politique national à l’approche des élections législatives et présidentielles.
Le vote du premier tour des municipales s’est déroulé dimanche dernier sur l’ensemble du territoire français, enregistrant une percée de La France insoumise (LFI) qui a réussi à faire élire plusieurs maires dès le premier tour. L'une des figures les plus importantes de ce premier est dans conteste l’Insoumis Bally Bagayoko, officiellement installé maire de Saint-Denis, après avoir recueilli 50,77 % des voix lors du premier tour.
