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Mort de Quentin Deranque à Lyon: La présidente du groupe LFI dénonce une « instrumentalisation » politique

- Mathilde Panot a réagi aux accusations visant son mouvement, affirmant que d’éventuelles responsabilités relèveraient d’individus et non d’une organisation dissoute, alors qu’une enquête pour homicide volontaire est en cours

Ben Amed Azize Zougmore  | 17.02.2026 - Mıse À Jour : 17.02.2026
Mort de Quentin Deranque à Lyon: La présidente du groupe LFI dénonce une « instrumentalisation » politique

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La présidente du groupe parlementaire La France insoumise (LFI), Mathilde Panot, a réagi mardi aux polémiques suscitées par la mort de Quentin Deranque, lors d’une conférence de presse tenue à l’Assemblée nationale.

« S'il y a des anciens membres de la Jeune Garde qui sont impliqués dans la mort de Quentin Deranque, ils doivent être punis et condamnés », a-t-elle déclaré, tout en précisant que « ce n'est plus dans le cadre d'une organisation puisque la Jeune Garde est dissoute, et ne peut pas être tenue en tant que telle pour responsable de cela ».

La députée a insisté sur le fait que les responsabilités éventuelles relèveraient d’individus et non d’une structure aujourd’hui dissoute. « Il est absolument ignoble qu'il y ait une instrumentalisation de ce drame », a-t-elle ajouté, dénonçant ce qu’elle considère comme une récupération politique de l’affaire.

Quentin Deranque, 23 ans, est décédé samedi des suites de ses blessures après avoir été violemment agressé à Lyon. Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, il aurait été victime « d’un lynchage à coup sûr ». Le jeune homme assurait le service d’ordre du collectif identitaire Nemesis, venu protester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassanà Sciences Po Lyon.

Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a annoncé lundi l’ouverture d’une information judiciaire pour « homicide volontaire », précisant que la victime aurait été frappée par « au moins six individus ».

Plusieurs responsables politiques de droite ainsi que des membres de l’exécutif ont mis en cause LFI dans cette affaire. Laurent Nuñez a notamment affirmé dimanche soir que « manifestement, c’est l’ultragauche qui était à la manœuvre » lors de cette agression.



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