Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La France a demandé ce lundi la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU après des incidents « gravissimes » ayant visé des casques bleus de la FINUL au Liban, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Paris a condamné « avec la plus grande fermeté » des tirs ayant provoqué la mort, le 29 mars, d’un casque bleu indonésien et blessé trois autres, ainsi qu’une explosion survenue le 30 mars ayant tué deux autres soldats indonésiens et fait deux blessés supplémentaires au sein de la force onusienne.
Le ministre a jugé « inacceptables et injustifiables » ces attaques à proximité des positions des Nations unies, appelant à faire toute la lumière sur les circonstances de ces événements. La France a adressé ses condoléances aux familles des victimes et exprimé sa solidarité à l’Indonésie.
Paris a également dénoncé des incidents impliquant le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura, au sud du Liban, évoquant des atteintes à la sécurité et des actes d’intimidation attribués à des soldats de l’armée israélienne, malgré le respect des procédures de « déconfliction », mécanismes destinés à éviter les incidents entre forces présentes sur un même théâtre d’opérations.
Ces faits ont été signalés « avec la plus grande fermeté » à l’ambassadeur d’Israël à Paris, selon le chef de la diplomatie française.
La France a appelé l’ensemble des parties à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui encadre le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah depuis 2006, ainsi qu’à garantir la sécurité du personnel onusien conformément au droit international.
Déployée dans le sud du Liban, la FINUL est chargée de surveiller la cessation des hostilités et d’accompagner les forces armées libanaises dans le maintien de la stabilité dans cette zone frontalière régulièrement marquée par des tensions.
