Le porte-avions français reste en Méditerranée, Paris dément un déploiement à Ormuz
- Une rumeur évoquant l’envoi de dix navires français dans le détroit d’Ormuz a été démentie. Paris affirme maintenir une posture « défensive » en Méditerranée orientale.
Ile-de-France
AA / Paris / Ümit Dönmez
La France a démenti les affirmations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle aurait envoyé un groupe aéronaval, incluant un porte-avions, vers le détroit d’Ormuz.
Par voie d'une déclaration publique relayée notamment sur les réseaux sociaux, des sources officielles françaises ont assuré que « Non. Le porte-avions français et son groupe restent en Méditerranée orientale. La posture n’a pas changé : elle est défensive ». Cette mise au point intervient après la diffusion d’une information affirmant que Paris aurait décidé d’envoyer une dizaine de navires de guerre dans le détroit stratégique reliant le golfe Persique à l’océan Indien.
Les autorités françaises indiquent ainsi que le porte-avions Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval restent positionnés en Méditerranée orientale. La posture militaire française dans la région demeure inchangée et se veut strictement défensive, selon la même source.
Cette clarification vise à répondre à une rumeur largement partagée en ligne après qu’un message a affirmé que la France participerait à une opération navale visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, à la suite d’un appel du président américain Donald Trump invitant plusieurs pays alliés à rejoindre la marine américaine pour sécuriser la zone.
La diffusion rapide de cette information intervient dans un contexte de sensibilité extrême de la situation au Moyen-Orient, où toute annonce de déploiement militaire peut alimenter les tensions sur un axe maritime par lequel transite une part importante du commerce mondial d'hydrocarbures.
La clarification française intervient ainsi dans un contexte régional déjà marqué par une forte instabilité et par la crainte d’une extension du conflit alors que les États-Unis et Israël poursuivent leur guerre présentée comme préventive, mais qui s’apparente à une agression contre l'Iran selon les opposants à la guerre.
