Le chef de la diplomatie saoudienne estime que le cessez-le-feu à Gaza doit ouvrir la voie à la solution à deux États
- Faisal bin Farhan affirme à Munich que la trêve doit restaurer la stabilité et soutenir la reconstruction de la Palestine
Istanbul
AA / Istanbul / Muhammed Emin Canik
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan, a déclaré samedi que le cessez-le-feu dans la bande de Gaza devait être mis à profit pour faire avancer la création d’un État palestinien indépendant dans le cadre d’une solution à deux États.
S’exprimant lors de la Conférence de Munich sur la Sécurité, le chef de la diplomatie saoudienne a réaffirmé le soutien du royaume aux initiatives visant à résoudre le conflit israélo-palestinien, soulignant que l’Arabie saoudite agit par volonté de parvenir à une paix durable.
Il a précisé que le Conseil pour la paix à Gaza, mis en place dans le cadre de la deuxième phase du cessez-le-feu, ainsi que son cadre en 20 points, doivent en priorité garantir la fin des hostilités, avant de contribuer à faire progresser le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.
Selon lui, la trêve doit permettre de restaurer la stabilité, de reconstruire les territoires et d’engager des mesures concrètes vers la création d’un État palestinien, seule voie, a-t-il insisté, pour instaurer une paix régionale durable.
- L’administration syrienne adopte une approche constructive
Évoquant ensuite la Syrie, Faisal bin Farhan a indiqué que les autorités syriennes poursuivent une approche constructive à l’égard des minorités et des groupes ethniques, dans un contexte de transition difficile après des années de guerre civile.
Il a ajouté que la reconstruction du pays serait, en définitive, conduite par les Syriens eux-mêmes, avec un soutien des acteurs régionaux et internationaux.
Le ministre a également affirmé qu’un accord avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) progressait dans le respect des droits des Kurdes, se disant confiant quant au fait que les avancées du gouvernement pourraient générer des bénéfices plus larges.
- Le conflit engendre le conflit
Abordant l’instabilité régionale, le responsable saoudien a souligné que les conflits tendent à s’alimenter mutuellement, citant notamment les violences au Soudan qui ont exacerbé les tensions dans les zones voisines. Il a insisté sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des crises et de promouvoir la coexistence.
Il a appelé les parties concernées à dépasser les calculs étroits qui entretiennent l’instabilité, estimant que les évolutions actuelles, en particulier en Syrie, montrent qu’une trajectoire plus stable reste possible.
Enfin, Faisal bin Farhan a indiqué que la fin des affrontements au Soudan entre l’armée et les Forces de soutien rapide pourrait constituer un signal d’espoir pour l’ensemble de la région.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
