Monde

La situation dans le détroit d'Ormuz « ne reviendra pas à ce qu'elle était dans le passé », affirme l'Iran

- « L'autorisation de transit sera déterminée par nous », déclare le porte-parole du Quartier général central de Khatam al-Anbiya de l'armée iranienne

Rania R.a. Abushamala  | 25.03.2026 - Mıse À Jour : 25.03.2026
La situation dans le détroit d'Ormuz « ne reviendra pas à ce qu'elle était dans le passé », affirme l'Iran

Istanbul

AA / Istanbul / Rania Abushamla

La situation dans le détroit d'Ormuz ne reviendra pas à son état antérieur, a déclaré mercredi un porte-parole militaire iranien, affirmant le contrôle de Téhéran sur l'accès maritime alors que les tensions continuent de s'intensifier au Moyen-Orient.

Dans des propos rapportés par l'agence de presse iranienne Mehr, Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du Quartier général central de Khatam al-Anbiya de l'armée iranienne, a déclaré que de nouvelles règles régissant le transit par cette voie navigable stratégique avaient été établies, soulignant que le passage dépendrait de l'autorisation de l'Iran.

« La situation dans le détroit ne reviendra pas à ce qu'elle était dans le passé », a déclaré le porte-parole, ajoutant que « l'autorisation de transit sera déterminée par nous ».

Il a ajouté que « le feu sous les prix du pétrole a été allumé, et son niveau est entre nos mains », décrivant cela comme l'une des nombreuses variables de la confrontation.

Zolfaghari a déclaré que « la résistance de notre peuple et la puissance de nos forces armées augmentent d'instant en instant », tout en affirmant que les adversaires sont désormais « immobilisés » et montrent des signes croissants de faiblesse.

Après que les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran le 28 février, malgré les négociations en cours entre Téhéran et Washington, le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré tard le 2 mars que les navires ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d'Ormuz, avertissant que tout navire tentant de le traverser serait pris pour cible.

Cette déclaration, qui concerne un détroit par lequel transite environ un quart du commerce pétrolier mondial, a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.

Le ministère irakien du Pétrole a également annoncé lundi avoir décidé de suspendre la production pétrolière dans le champ de Rumaila à Bassora, à la suite de la décision iranienne de fermer le détroit d'Ormuz.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a déclaré avoir donné des instructions pour que des assurances contre les risques politiques et des garanties soient fournies à un coût raisonnable afin d'assurer la sécurité financière de l'ensemble du commerce maritime transitant par le Golfe, en particulier les expéditions d'énergie.

Il a ajouté que la Marine américaine pourrait commencer à escorter les pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz si nécessaire.

Les marchés se concentrent également sur les craintes que le conflit au Moyen-Orient puisse peser sur le commerce mondial et raviver les pressions inflationnistes.

Le détroit d'Ormuz, situé à l'entrée du Golfe Persique, relie les exportations de pétrole et de GNL du Moyen-Orient aux marchés mondiaux via la mer d'Arabie et l'océan Indien.


* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın