Monde, Économie

L’UE cherche des réponses à la flambée des prix de l’énergie liée au conflit en Iran

- Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens tentent de limiter l’impact de la hausse du pétrole et du gaz, dans un contexte de forte dépendance aux importations énergétiques

Serap Doğansoy  | 19.03.2026 - Mıse À Jour : 19.03.2026
L’UE cherche des réponses à la flambée des prix de l’énergie liée au conflit en Iran

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Les dirigeants de l’Union européenne (UE) se réunissent à partir de ce jeudi à Bruxelles pour tenter de freiner la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Iran, dont les effets pèsent sur les économies européennes.

L’UE, fortement dépendante des importations d’énergie, est particulièrement exposée aux perturbations liées à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial.

Depuis le début du conflit le 28 février, les prix du gaz en Europe ont augmenté de plus de 60%, alimentant les inquiétudes sur le coût de la vie et la croissance économique.

À court terme, les responsables européens reconnaissent l’absence de solution immédiate. « Il n’existe pas de solution miracle », a indiqué le ministre lituanien de l’Énergie, soulignant toutefois l’importance de réduire la dépendance aux énergies fossiles au profit de sources bas carbone.

Selon un projet de conclusions du sommet, les dirigeants devraient demander à la Commission européenne, l’organe exécutif de l’UE, de proposer rapidement des mesures temporaires et ciblées pour répondre à la hausse des prix des énergies importées.

Parmi les pistes évoquées figurent des ajustements du système européen d’échange de quotas d’émission de CO2, un mécanisme obligeant les entreprises à payer pour leurs émissions, ainsi que des baisses de taxes nationales ou des aides publiques aux entreprises en difficulté.

Ces mesures restent toutefois limitées et ne devraient pas entraîner de baisse significative des prix tant que les tensions au Moyen-Orient persistent.

Les États membres demeurent divisés sur l’ampleur des réformes à engager, notamment concernant le marché du carbone, certains plaidant pour un assouplissement du système, tandis que d’autres souhaitent préserver son rôle dans la lutte contre le changement climatique.

Le sommet doit également aborder des mesures destinées à renforcer la compétitivité de l’UE face aux États-Unis et à la Chine, avec plusieurs échéances fixées pour leur mise en œuvre dans les mois à venir.

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