Monde

L’Assemblée nationale rejette les motions de censure contre le gouvernement Lecornu II

- Mercredi, l’Assemblée nationale a rejeté les motions de censure de LFI et du RN, confirmant Sébastien Lecornu à la tête du gouvernement. Les débats ont été marqués par des accusations et critiques sur la politique et la stabilité du gouvernement

Ben Amed Azize Zougmore  | 14.01.2026 - Mıse À Jour : 14.01.2026
L’Assemblée nationale rejette les motions de censure contre le gouvernement Lecornu II

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

L’Assemblée nationale française a rejeté, ce mercredi, les deux motions de censure visant le gouvernement Lecornu II.

Examinée en premier, la motion de censure déposée par la cheffe des Insoumis, Mathilde Panot, et 57 députés, n’a pas été adoptée, recueillant 256 voix sur les 288 nécessaires.

Celle du Rassemblement national a également été rejetée, avec seulement 142 suffrages en faveur, permettant ainsi à Sébastien Lecornu de conserver la direction de l’exécutif.

Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFI, a rapidement réagi sur le réseau social X, basé aux États-Unis, dénonçant le rôle du Parti socialiste, qu’il accuse d’avoir permis la survie du gouvernement. « Il n’a manqué que 32 voix », a-t-il souligné.

Au cours des débats, qui ont viré à ce que l’on pourrait qualifier de règlement de comptes et qui ont précédé les deux votes, le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué des « tentatives de sabotage interne » et ironisé sur le calendrier du vote : « Il est certain que c’est le moment de censurer le gouvernement et de priver la France d’une stabilité. »

Sébastien Lecornu a par ailleurs critiqué LFI et le Rassemblement national pour leur position sur le Mercosur, rappelant « l’opposition totale » de la France à cet accord de libre-échange.

Sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) évoquée par le Rassemblement national, le locataire de Matignon a précisé que celle-ci « n’entraîne pas la suspension » du traité et que Paris devra convaincre le Parlement européen pour obtenir un vote favorable.

C’est la deuxième fois en quelques mois seulement que des motions de censure visent le gouvernement Lecornu.

En octobre, trois jours à peine après sa nomination, celui-ci avait été confronté à deux motions de censure déposées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN).

Ces motions s’étaient soldées par un rejet, avec à chaque fois un facteur commun : le Parti socialiste accusé de voler au secours du gouvernement en contrepartie de certaines concessions.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.