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Kaja Kallas : l’usage du missile Oreshnik par la Russie est une escalade contre l’Ukraine

- La cheffe de la diplomatie européenne affirme que « Poutine ne veut pas la paix » et appelle à un durcissement des sanctions

Melike Pala  | 09.01.2026 - Mıse À Jour : 09.01.2026
Kaja Kallas : l’usage du missile Oreshnik par la Russie est une escalade contre l’Ukraine

Brussels Hoofdstedelijk Gewest

AA/Bruxelles/Melike Pala

L’utilisation par la Russie du missile Oreshnik en Ukraine constitue une escalade et un avertissement adressé à l’Europe et aux États-Unis, a déclaré vendredi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, alors que de nombreuses capitales européennes ont condamné les récentes frappes russes contre l’Ukraine.

« Poutine ne veut pas la paix. La réponse de la Russie à la diplomatie, ce sont davantage de missiles et de destruction. Ce schéma mortel de frappes russes majeures et récurrentes se répétera jusqu’à ce que nous aidions l’Ukraine à le briser », a écrit Kallas sur le réseau social américain X.

« L’utilisation signalée par la Russie d’un missile Oreshnik constitue une escalade claire contre l’Ukraine et vise à envoyer un avertissement à l’Europe et aux États-Unis », a-t-elle ajouté.

La responsable européenne a appelé les pays de l’UE à renforcer les capacités de défense aérienne de l’Ukraine et à accroître le coût de la guerre pour Moscou à travers des sanctions plus sévères.

Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir tiré le missile hypersonique Oreshnik en représailles à une attaque présumée de Kiev contre une résidence du président Vladimir Poutine le mois dernier.

Les efforts menés sous l’égide des États-Unis pour mettre fin à la guerre en Ukraine se poursuivent depuis le début du second mandat du président américain Donald Trump en 2025, sans résultats concrets à ce stade.

La Russie estime que tout règlement de paix doit reconnaître son contrôle sur les territoires ukrainiens occupés depuis 2022, garantir la neutralité de l’Ukraine et imposer des limites à ses capacités militaires.

De son côté, l’Ukraine réclame des garanties de sécurité solides et demeure indécise sur d’éventuelles concessions territoriales.

Plusieurs dirigeants européens ont également dénoncé les frappes russes.

Le Premier ministre estonien, Kristen Michal, a qualifié les attaques de « terrorisme », soulignant les souffrances hivernales des civils, privés de chauffage, d’électricité et d’eau.

« La Russie prolonge délibérément la guerre. Notre réponse doit être claire : pression, sanctions, responsabilité. La Russie ne répond pas à la bonne volonté. Elle ne répond qu’à la force », a-t-il écrit sur X.

La ministre roumaine des Affaires étrangères, Toiu Oana, a condamné les attaques contre Kiev et Lviv, les qualifiant de « violations graves du droit international humanitaire » et de « menace sérieuse pour la stabilité régionale et internationale ».

Le chef de la diplomatie estonienne, Margus Tsahkna, a estimé que la frappe au missile s’inscrivait dans la campagne de longue date de la Russie contre l’Ukraine et constituait une « provocation délibérée » à proximité des frontières de l’UE et de l’Otan.

« Une chose est claire. La Russie reste sur sa trajectoire habituelle. Elle ne cherche pas la paix et n’a pas renoncé à son objectif de détruire l’Ukraine », a-t-il écrit.

Le ministère letton des Affaires étrangères a, pour sa part, dénoncé une « barbarie pure et simple » et un « terrorisme de masse calculé contre les civils ». « En revendiquant l’utilisation d’un missile balistique de portée intermédiaire “Oreshnik”, le Kremlin commet délibérément des crimes de guerre contre des civils », a-t-il affirmé.

Le gouvernement portugais a également condamné avec force les récentes attaques, notamment l’utilisation du « missile hypersonique Oreshnik » à Lviv et les frappes de drones à Kiev, réaffirmant son « soutien inconditionnel » à l’Ukraine.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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