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Iran: l'Union européenne s'accorde pour désigner les Gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste

- Parallèlement à cette inscription, l’UE a étendu ses sanctions contre plusieurs hauts responsables iraniens dont le ministre iranien de l’Intérieur et le procureur général

Ben Amed Azize Zougmore  | 29.01.2026 - Mıse À Jour : 29.01.2026
Iran: l'Union européenne s'accorde pour désigner les Gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

L’Union européenne (UE) a décidé, jeudi 29 janvier, de classer les Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« Les chefs de la diplomatie de l’Union européenne ont acté une décision majeure en classant les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste », a écrit Kaja Kallas dans un message publié sur le réseau social X, affirmant que « la répression ne saurait rester sans réponse ».

Cette décision, soutenue notamment par la France, selon les déclarations de la porte-parole du gouvernement et de celui du Quai d’Orsay lors du point de presse hebdomadaire du ministère des Affaires étrangères , intervient en réaction à ce que l’Union qualifie de répression « la plus violente » de l’histoire récente de l’Iran. Elle marque un durcissement politique majeur de Bruxelles à l’égard de Téhéran.

Parallèlement à cette inscription, l’UE a étendu ses sanctions contre plusieurs hauts responsables iraniens. D’après une liste publiée au Journal officiel de l’Union européenne, sont notamment visés le ministre iranien de l’Intérieur Eskandar Momeni, le procureur général Mohammad Movahedi-Azad, ainsi que le chef de la police Seyed Majid Feiz Jafari. Plusieurs dirigeants des Gardiens de la Révolution figurent également parmi les personnes sanctionnées.

L’organisation est considérée par l’Union européenne comme le principal instrument de la répression menée par les autorités iraniennes, accusée d’avoir provoqué la mort de milliers de personnes.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a de son côté annoncé, lors d’un échange avec la presse en marge du Conseil des affaires étrangères de l’UE, qu’au total « 21 individus et entités ont interdiction d’accès au territoire européen, et leurs actifs sont gelés ».

Téhéran a dénoncé la pression occidentale et affiché une ligne de fermeté. Le chef militaire iranien, le général Amir Hatami, a déclaré que l’armée se préparait à une « riposte écrasante » face aux menaces, affirmant que le renforcement des capacités stratégiques permettrait une réponse rapide à toute attaque, selon la télévision d’État.

Cette décision européenne intervient dans un contexte de fortes tensions avec Washington. Le président américain Donald Trump a averti mercredi que « le temps était compté » avant une attaque, tandis que les États-Unis déploient une force navale dans le Golfe. L’Iran cherche, de son côté, à obtenir le soutien des puissances arabes de la région.

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