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France / Viande halal : les prises de position de l’influenceur « catholique » Néné Godbless relancent la polémique

- « Notre livre nous déconseille, notre Seigneur Jésus-Christ nous déconseille de manger du halal parce que, pour nous, c’est de la viande sacrifiée aux idoles », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur ses réseaux avant de les réitérer sur Cnews

Ben Amed Azize Zougmore  | 13.01.2026 - Mıse À Jour : 13.01.2026
France / Viande halal : les prises de position de l’influenceur « catholique » Néné Godbless relancent la polémique

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Depuis plusieurs jours, l’influenceur se revendiquant « catholique », Néné Godbless ne cesse d’alimenter les débats à travers ses prises de position contre le choix de certaines grandes chaînes de restauration rapide de proposer de la viande halal dans leurs menus.

Invité par la chaine d’information Cnews ce lundi, à la suite d’une vidéo publiée sur la plateforme tiktok dans laquelle il dénonce ce qu’il qualifie d’« imposition de manger halal », l’influenceur qui a pu bénéficier visiblement de l’admiration du présentateur et des chroniqueurs, pour ses arguments jugés assez « raisonnables », l’influenceur a affirmé que la consommation de viande halal serait « déconseillée » aux chrétiens et aux juifs.

« Au final, on ne peut plus manger dans certains fast-foods parce qu’il y a du halal », a-t-il martelé, tentant d’établir laborieusement un lien entre cette situation et le principe de laïcité, qu’il estime devoir s’appliquer « sans exception ».

S’appuyant sur une interprétation religieuse personnelle, il a également déclaré : « Notre livre nous déconseille, notre Seigneur Jésus-Christ nous déconseille de manger du halal parce que, pour nous, c’est de la viande sacrifiée aux idoles. C’est notre pensée, c’est comme ça. »

Ces affirmations ont suscité de nombreuses réactions, notamment de la part d’internautes et d’observateurs rappelant que les prescriptions alimentaires diffèrent selon les traditions religieuses et que la notion de « viande sacrifiée aux idoles » ne correspond pas à la définition du halal dans la théologie islamique. Plusieurs voix ont également souligné que la présence de produits halal dans certains établissements n’implique pas leur consommation obligatoire, les menus restant facultatifs et variés.

Cette séquence médiatique relance ainsi le débat récurrent en France autour de la place des pratiques religieuses dans l’espace public, de la liberté de consommation et de l’interprétation du principe de laïcité, souvent invoqué dans des controverses liées à l’alimentation, à l’identité et au vivre-ensemble.

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