France : un rassemblement à Paris pour réclamer « justice » après la mort d’El Hacen Diarra en garde à vue
- Entre 200 et 300 personnes ont manifesté dans la capitale, plus d’un mois après le décès du Mauritanien de 35 ans
Istanbul
AA / Istanbul / Adama Bamba
Entre 200 et 300 personnes ont manifesté samedi après-midi à Paris pour réclamer « justice », plus d’un mois après la mort d’El Hacen Diarra lors d’une garde à vue dans un commissariat du XXe arrondissement de la capitale, selon des informations relayées par la presse française.
Au départ du rassemblement, boulevard Barbès, un cousin de la victime, Moussa Diarra, a expliqué à la presse que la mobilisation visait à « avoir des explications face aux policiers qui l’ont tué froidement » et à obtenir justice.
Par ailleurs le média français TV5 Monde Info rapporte que le cortège, composé notamment de plusieurs collectifs militants et marqué par la présence de drapeaux du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), s’est élancé derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Justice et vérité pour El Hacen Diarra, assassiné par la police ».
Pour rappel, le Mauritanien de 35 ans est décédé dans la nuit du 15 au 16 janvier, alors qu’il était en garde à vue après avoir été interpellé au pied de son foyer de travailleurs. En effet, sa famille dénonce des violences policières. Le 25 janvier, plusieurs milliers de personnes avaient déjà défilé dans les rues de Paris pour soutenir la famille de la victime et réclamer toute la lumière sur les circonstances du décès.
Au moment des faits, sur une vidéo tournée par un voisin et largement relayée, on voit deux policiers, dont l’un à genoux, porter des coups de poing en direction de l’homme alors qu’il se trouve au sol. Cinq jours après les faits, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ».
Concernant l’absence d’images issues des caméras-piéton des policiers intervenus, l’autorité judiciaire a indiqué que ces dispositifs n’étaient « pas fonctionnels », en raison, selon les agents, d’une batterie déchargée, un point qui aurait été vérifié par un officier, sans plus de précisions sur ses fonctions, précise la même source.
