Monde

France/Mort de Quentin Deranque : neuf interpellations, fin de contrat engagée pour le collaborateur de Raphaël Arnault

- L'assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot figure parmi les gardés à vue

Mariem Njeh  | 17.02.2026 - Mıse À Jour : 17.02.2026
France/Mort de Quentin Deranque : neuf interpellations, fin de contrat engagée pour le collaborateur de Raphaël Arnault

Istanbul

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Neuf personnes ont été interpellées, mardi, dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans tué à la suite d'une violente agression à Lyon, selon le média français BFM TV.

Parmi les suspects figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault.

Ces interpellations interviennent au lendemain de l'ouverture par le parquet de Lyon d'une information judiciaire pour « homicide volontaire ».

Rupture de contrat engagée avant l’interpellation

Le député Raphaël Arnault a réagi mardi soir sur le réseau social américain X, confirmant la mise en cause de son collaborateur. L'élu a affirmé avoir engagé la rupture du contrat de travail avant même l'interpellation de son assistant.

« Dès hier, avant d’apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat », a déclaré Arnault, ajoutant que Jacques-Elie Favrot avait « cessé toutes ses activités parlementaires ». Le député s'en remet désormais « à l’enquête pour déterminer les responsabilités ».

Cette décision fait écho à celle prise dès lundi 16 février par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Cette dernière avait suspendu « à titre conservatoire » le badge d'accès de Favrot à l’Assemblée nationale, estimant que sa présence pouvait causer un « trouble à l'ordre public ».

« Un lynchage à coup sûr »

Les violences sont survenues en marge d’une conférence organisée à l’Institut d’études politiques de Lyon par l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise). Un groupe du collectif Némésis organisait une action de protestation devant l’établissement.

Selon le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, un groupe de soutiens au collectif a été « pris à partie violemment par une vingtaine d’individus masqués et cagoulés ». Isolé, Quentin Deranque a été jeté au sol et frappé par « au moins six individus ». Le jeune homme est décédé samedi des suites d'un « traumatisme crânio-encéphalique majeur ».

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié l'acte de « lynchage à coup sûr ».

L'enquête se poursuit

Le collectif Némésis avait nommément accusé Jacques-Elie Favrot d'avoir participé à l'agression, ce que l'intéressé contestait jusqu'alors. Les auditions des cinq suspects devront désormais éclaircir le rôle précis de chacun dans ce drame qui a provoqué de fortes tensions politiques en France.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın