Politique, Économie

France : François Hollande exprime ses doutes sur l’accord UE-Mercosur et juge "douloureuse" la fin de mandat de Macron

- "On s'est réveillés un peu tard sur cette affaire du Mercosur", estime l'ancien président français, soulignant que la pression politique et syndicale ne s’est véritablement intensifiée que récemment

en Amed Azize Zougmore  | 11.01.2026 - Mıse À Jour : 11.01.2026
France : François Hollande exprime ses doutes sur l’accord UE-Mercosur et juge "douloureuse" la fin de mandat de Macron

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

L’ancien président français François Hollande a exprimé, dimanche 11 janvier, de fortes réserves sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, tout en livrant une appréciation sévère de la fin de mandat d’Emmanuel Macron.

Invité à l’émission Questions politiques sur France Inter, François Hollande François Hollande a estimé que la France et les autorités publiques « se sont réveillées un peu tard » sur le dossier de l’accord UE-Mercosur, soulignant que la pression politique et syndicale ne s’est véritablement intensifiée que récemment.

Selon lui, l’État français aurait dû, « depuis déjà plusieurs années », affirmer plus clairement l’existence d’une « quasi-impossibilité » d’accepter un accord jugé déséquilibré.


S’il a reconnu l’obtention de concessions, de garanties, de quotas et de clauses de sauvegarde, l’ancien chef de l’État a néanmoins souligné que « beaucoup de doutes » subsistent, tant du point de vue des agriculteurs que des consommateurs, s’interrogeant sur le respect effectif des normes sanitaires et de production pour les viandes importées.

Interrogé sur les motions de censure annoncées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), qui doivent être débattues à l’Assemblée nationale la semaine prochaine, François Hollande a affirmé que le Parti socialiste (PS) ne les voterait pas. Il a jugé ces initiatives « inappropriées », estimant qu’ « on ne peut pas reprocher au gouvernement une action que nous avons encouragée », rappelant que « la France a voté contre l’accord » du Mercosur.

Questionné sur la fin de mandat du président Emmanuel Macron, François Hollande n’a pas fait de cadeau à son successeur, par ailleurs Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique sous son mandatla qualifiant de « douloureuse », tant sur le plan personnel qu’institutionnel. Il a estimé que l’autorité de la France s’était affaiblie, non seulement du fait de l’approche de la fin du quinquennat, mais également en raison de la situation politique intérieure.

L’ancien président a également évoqué l’isolement politique d’Emmanuel Macron, estimant qu’il ne disposait plus d’un parti structuré ni d’un soutien politique durable pour accompagner son action. Selon François Hollande, la volonté affichée en 2017 de bouleverser le système politique traditionnel n’a pas été suivie d’une reconstruction institutionnelle ou d’une méthode de gouvernance associant davantage la société, contribuant ainsi à un écart croissant entre les citoyens et leurs représentants.

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